(Source: Rfi.fr)- En Ukraine, les informations sur le crash d’un avion de transport militaire russe Iliouchine, ce mercredi 24 janvier, dans la région de Belgorod, sont prises avec beaucoup de prudence. Depuis mercredi matin, le ministère de la Défense russe accuse Kiev d’avoir abattu ce cargo militaire où se trouvaient, selon Moscou, 65 prisonniers ukrainiens à bord. Une thèse que refusent de confirmer ce matin les autorités ukrainiennes.
Les autorités ukrainiennes communiquent au compte-gouttes, 24 heures après l’annonce du crash de l’Iliouchine 76 dans la région de Belgorod, relate notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan. Jeudi matin, Dmytro Loubinets, le commissaire ukrainien aux droits de l’homme, chargé du dossier des échanges de prisonniers, a déclaré à la télévision que l’Ukraine ne disposait d’aucune preuve qu’un grand nombre de prisonniers de guerre se trouvaient à bord de l’avion de transport militaire.
Qui était présent à bord ? « Nous ne le savons pas », a répondu franchement Loubinets, l’homme qui négocie pourtant avec les Russes le retour des prisonniers échangés. Le commissaire aux droits de l’homme estime également que si la Russie avait des photos ou des vidéos étayant la théorie des 65 prisonniers, elle les aurait déjà diffusées.
De manière générale, les commentateurs et les médias sont extrêmement prudents à Kiev où l’on est échaudé après les mensonges russes autour du vol MH17 en 2014, ou de l’explosion du barrage de Nova Kakhovka l’an dernier.
Volodymyr Zelensky s’est exprimé tard mercredi soir, rappelant l’importance de l’établissement des faits de manière indépendante, sachant que le crash s’est déroulé sur le territoire russe.












