Dans une finale longtemps indécise, le Sénégal a décroché sa première étoile aux tirs au but. C’est une consécration pour une équipe qui ne s’est jamais détournée de cet objectif ultime. Historique !
Par Ousmane SOW
Au bout de la nuit, l’histoire. C’était le 6 février dernier à Yaoundé. Dans le stade d’Olembé, les Lions, devenus indomptables, ont écrit leur légende. A la fin d’un match étouffant, indécis, ils ont rugi pour décrocher leur première étoile. C’est un scénario presqu’écrit à l’avance : même si les hommes de Aliou Cissé ont dû affronter des vents contraires pour monter sur le sommet du football africain. Il y a eu un début poussif avec une Tanière décimée par des cas positifs au Covid-19, trois premiers matchs insipides (Zimbabwe, Guinée, Malawi). Ce fut une bouillie du football. Mais, Cissé et ses joueurs ont affronté un tsunami de critiques, se sont bouché les oreilles pour se concentrer sur l’essentiel : gagner la Can. Ils l’ont gagnée après une deuxième phase de compétition irréprochable. Après avoir inscrit un seul but en matchs de poule, les Lions ouvrent les huitièmes avec deux buts, mettent 3 en quarts et trois en demi-finales.
Récit d’une nuit historique !
Du haut de leur tribune, les analystes sont bluffés par la tranquillité de l’équipe en dépit de l’absence de fond de jeu. Tant elle dégageait une force, qui désagrégeait ses adversaires au fil des rencontres. Le Cap-Vert (2-0), la Guinée Equatoriale (3-1) et le Burkina Faso (3-1) n’ont jamais pu dérouter les Lions, sûrs de leur force. Evidemment, le final aurait pu être plus magnifique, mais les Egyptiens ont réussi à traîner les Sénégalais jusqu’à la séance des tirs au but. Au bout de l’exercice, les Lions seront sacrés champions d’Afrique.











