La section Pastef de Guédiawaye doit penser à organiser une autre manifestation pour réclamer la libération de sa militante, Nadji Dia, écrouée pour «terrorisme» il y a un an. Le Préfet de Guédiawaye a interdit la marche de ces membres de l’opposition pour «menaces de troubles à l’ordre public» et «entrave à la libre circulation des personnes et des biens».
Par Abdou Latif MANSARAY – Coup de massue pour les responsables du parti Pastef section Guédiawaye. Le Préfet du département de Guédiawaye a décidé par arrêté, d’interdire la marche prévue ce samedi par la section départementale du parti Pastef. Les motifs invoqués par l’autorité administrative pour motiver sa décision sont : «menaces de troubles à l’ordre public» et «entrave à la libre circulation des personnes et des biens». Suffisant alors, pour le représentant de l’Etat à Guédiawaye, pour que le Commissaire central de Guédiawaye et ses hommes, chargés de l’exécution du présent arrêté, prennent toutes les dispositions pour parer à toutes les éventualités. Réagissant à l’arrêté pris par l’autorité préfectorale, Mactar Gassama, coordonnateur du parti Pastef à Médina Gounass, joint par téléphone par Le Quotidien, déclare : «A la place de cette marche, nous avons opté pour un point de presse afin de revenir à un nouvel élan. Et nous aurons notre mot à dire.»
Pour rappel, la dame Nadji Dia, militante du parti Pastef, a été arrêtée par la police pour le délit de terrorisme. Un an après sa mise en détention, les membres de la section départementale du parti Pastef à Guédiawaye ont décidé d’organiser une marche pacifique ce samedi pour réclamer la libération de leur camarade.
latifmansaray@lequotidien.sn












