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Production de vaccins : La Bid et l’Ipd voient l’avenir en grand

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La Banque islamique de développement (Bid) et l’Institut Pasteur de Dakar (Ipd) prévoient de poursuivre leur coopération pour asseoir une industrie pharmaceutique très performante dans plusieurs domaines. A Dakar, le président de la Bid a assuré qu’il va continuer de poursuivre ses financements, à la grande joie du patron de l’Ipd.

Par Justin GOMIS – En visite à Dakar, le président de la Banque islamique de développement (Bid) a visité les projets que son institution a financés dans le pays. A l’Institut Pasteur de Dakar, Mouhamed Salaiman Al-Jasser a eu droit à une visite guidée des laboratoires du vaccin de la fièvre jaune, Diaprotex, entre autres. Au terme de cette visite, il envisage aussi d’accompagner l’Ipd dans son ambition d’expansion. «Je suis vraiment content d’effectuer cette visite à l’Institut Pasteur.

La Banque islamique de développement est très fière d’accompagner l’Institut Pasteur dans son projet d’expansion, d’accompagner le Sénégal et les pays voisins sur un certain nombre d’activités en matière de santé», a-t-il dit
Dans le même sillage, le président de la Bid avance que l’Ipd rassemble des compétences dans tous les secteurs. «C’est un institut qui rassemble beaucoup de compétences, de ressources dont nous sommes très fiers», s’exclame-t-il. Il salue la vision de l’Etat du Sénégal d’avoir maintenu cette institution d’excellence depuis plus de 120 ans. Pour M. Al-Jasser, la santé est très importante dans le processus de développement. «Il est important que la Banque islamique de développement et les 57 pays membres prennent les dispositions nécessaires pour venir en aide aux citoyens de ces 57 Etats en termes de diagnostic, mais aussi de solutions pour apporter des réponses adéquates», appelle-t-il.

Dr Amadou Sall, directeur de l’Ipd, rappelle le soutien important de la Bid pendant le Covid-19. Cet appui a permis à Pasteur de poursuivre son expansion et d’avoir plus de réactivité. Grâce à l’appui d’autres partenaires et l’Etat, 12 centres de diagnostic ont été installés à travers le pays. «L’objectif était de rendre disponibles des tests dans l’ensemble du territoire national afin que les différentes personnes puissent avoir des résultats dans les 24 heures. Nous avons travaillé aussi dès le début de la crise sur la disponibilité des tests diagnostic rapides», indique Amadou Sall. Il ajoute : «Pour augmenter nos capacités, qui étaient limitées à l’époque, la Banque islamique a acheté des équipements, du matériel et nous a permis aussi de recruter plus de personnes dans le but de mettre à disposition ces tests rapides sur l’ensemble du territoire, mais aussi pour les autres pays en Afrique.»

Depuis un certain temps, les deux institutions travaillent sur l’augmentation des capacités de production des vaccins. «Le Sénégal, à travers l’institut, produit des vaccins de fièvre jaune depuis plus de 80 ans. Et depuis quelques années, nous essayons d’augmenter cette production pour la faire passer de 5 à 30 millions pour répondre aux besoins du marché, qui est en constante pénurie», avance le directeur de l’Ipd. Cette nouvelle ambition de l’institut vise le continent. «Cette expansion vise à toucher toute l’Afrique et au-delà. Il y a deux autres projets avec la Banque islamique qui ne concernent pas seulement le Sénégal, mais d’autres pays africains, jusqu’à douze entrepôts. Il s’agit du projet Africa marine, qui permettra de passer de 5 millions de vaccins à plus de 30 millions dans le Vaccinopôle de Diamniadio», dit-il

La Bid financera la moitié de ce projet, notamment les équipements, les infrastructures, afin de démarrer la production. Alors que le projet Madiba concerne la production de vaccins contre le Covid et autres. Ce projet, estimé à 220 millions de dollars, ne sera pas financé seulement par la Banque islamique, mais aussi par d’autres partenaires comme l’Union européenne. «Il va permettre non seulement de mettre de nouvelles technologies au Sénégal, mais aussi de nous préparer demain», renseigne le directeur de l’Institut Pasteur. Avec autant de financements pour développer de nouveaux vaccins, de nouvelles technologies, de nouveaux équipements, l’Afrique pourra prétendre réduire sa fracture dans ce secteur. La survenue du Covid-19 a rappelé la vulnérabilité du continent, restant pendant des mois sans être en mesure de vacciner sa population. «A travers l’Union africaine, l’Afrique a exposé l’objectif, à l’horizon 2040, que 60% des vaccins dont on devrait avoir besoin doivent être produits en Afrique», dit-il. C’est le combat pour la souveraineté pharmaceutique.
justin@lequotidien.sn

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