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Production de riz dans le Walo : Débi-Tiguette, le rêve de grandeur d’un village  – Lequotidien

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Avec 10 mille tonnes de paddy par année, une double culture, le village de Débi-Tiguette fournit à 135 mille Sénégalais, leur besoin annuel en riz. Ce chiffre pourrait être doublé, voire triplé s’il obtient l’aménagement des 2850 hectares qu’il demande. 

Par Malick GAYE – Débi-Tiguette ! Ce village, niché dans le Walo derrière le parc des oiseaux de Djoudj, avec ses pistes sablonneuses, n’est pas bien loti au regard de son apport pour la bonne marche du pays. En effet, avec ce village, ce sont plus de 10 mille tonnes de riz paddy produites par année, avec un taux de transformation de 65%. Le rendement moyen est de 6 tonnes par hectare sur les 997 hectares aménagés. L’objectif est d’atteindre 10 tonnes à l’hectare. Mais pour l’atteindre, l’apparition périodique des rongeurs et la cohabitation avec le parc des oiseaux de Dioudj sont les principaux obstacles. En attendant, ce sont 135 mille Sénégalais qui sont assurés de manger du riz toute l’année avec ce village. Mais la piste qui y mène est dans un état déplorable. Une situation qui ne semble pas déranger outre mesure les populations. Qui sont décidées à jouer pleinement leur partition pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz. «La superficie aménagée est de 997 ha, avec un système d’irrigation tiré du fleuve Sénégal. Ce qui nous a permis de faire une double culture du riz. On récolte le riz chaque 6 mois. Tout cela est possible grâce à la coopération avec la Jica, qui nous a dotés du matériel nécessaire. Seulement entre 1993 et 2023, ce sont 20 ans, et la population de Débi-Tiguette a triplé. Nous avons identifié 2850 ha qu’on veut aménager. Cela va nous permettre de répondre de manière efficace au défi de la souveraineté alimentaire. On veut un autre casier pour absorber la demande de travail des jeunes et une rizerie moderne», a demandé Cheikh Kane, le président des producteurs de Débi-Tiguette.

Une requête que l’ambassadeur du Japon a bien entendue. Osamu Izawa, qui a dit toute sa fierté de voir ces populations vouloir une expansion, a assuré que son pays est disposé à les accompagner. «L’octroi de dons est important, mais ce qui caractérise notre coopération, c’est l’approche. On souhaite nouer une alliance avec les populations pour mieux les aider. Les relations personnelles et le transfert de technologie sont les piliers de notre approche. La riziculture est la base de notre coopération. Le Japon a décidé de faire des prêts en yen pour l’irrigation des champs se trouvant à côté du fleuve Sénégal. C’est possible que la Jica travaille à l’expansion de la riziculture à Débi-Tiguette», a déclaré Osamu Izawa. Qui a ajouté : «Traditionnellement, notre coopération était plus centrée sur l’aspect économique. Je crois qu’il faut la recentrer au business, aux échanges scientifiques. J’invite les Japonais à suivre l’exemple de Kagomé.»
mgaye@lequotidien.sn

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