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Tunisie: la résilience, une vertu essentielle pour les migrantes subsahariennes

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Tunisie: la résilience, une vertu essentielle pour les migrantes subsahariennes

Partir ou rester ? Le dilemme est bien là pour Dominique et Sonia, deux Ivoiriennes installées en Tunisie depuis 2019. L’une travaille dans une association, l’autre est nounou. Les débuts dans le pays ont été semé d’embûches, comme l’explique Sonia, 30 ans :

« Les différents boulots que j’ai eu à faire, je suis partie parce qu’il y avait de mauvais traitements. Il y avait du mépris, et puis, il y avait de l’exploitation. »

Dominique, 34 ans, a souffert du racisme : « Tu es maltraitée dans le bus, on te dit des gros mots. Tu es en train de marcher dans la rue, on voit que tu es noire la personne te dit ’’mon amie, mon amie, sexe à dix dinars’’. »

Elle a pu résister grâce à son envie de travailler : « Tu ne peux que t’encourager avec le travail que tu fais. Tu vas au travail, tu rentres à la maison, tu voies la vie du bon côté, tu retiens toujours le positif de la chose. » Dominique ne sait pas si elle va rester. Elle n’a toujours pas obtenu la résidence :

« Si les choses se compliquent encore plus, je serai obligée de rentrer au pays. Tu travailles mais tu ne peux pas avoir un compte bancaire, tu ne peux pas envoyer d’argent à ta famille parce que tu n’as de carte de séjour. »

Sonia, elle, dit se sentir toujours en insécurité, malgré le ton d’apaisement lancé par la présidence et le gouvernement durant le week-end du 4-5 mars : « Le problème, c’est que le mal est déjà fait. Actuellement, moi comme tous les autres migrants, sommes sur le qui-vive. Nous sommes sur nos gardes. »

Aujourd’hui, la résilience de ces deux femmes est mise à rude épreuve.

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