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#Kaolack – A cause d’un réseau défectueux à Abattoirs de Ndangane : Les populations ne respirent plus

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Les problèmes d’assainissement à Kaolack sont visibles dans toute la ville, mais au quartier Abattoirs de Ndangane, la situation est plus prononcée. Et les populations demandent la réfection ou le démantèlement du réseau d’évacuation qui ne joue plus son rôle.

Par Laïty NDIAYE – A Kaolack, les populations du quartier Abattoirs de Ndangane ne savent plus à quel saint se vouer. Ce quartier est en proie à une situation d’insalubrité sans précédent causée par le refoulement d’eaux usées de fosses septiques en pleine rue. A court de solutions, les résidents ont menacé de régler le problème par eux-mêmes si aucune solution n’est proposée suite à leur manifestation. «Nous avons organisé ce point de presse pour dénoncer une situation environnementale qui devient alarmante. Avant, il y avait des branchements directs pour chaque domicile dans notre quartier et c’était mieux. Aujourd’hui, faute d’entretien, le réseau d’assainissement installé pour aider les foyers a créé une situation d’insalubrité dangereuse pour la santé des gens», déplore le président de l’Association Kay Liguey Kaolack (Klk), Samba Ba. Il précise que ce réseau, qui est à l’abandon, date de 1989. «L’air est irrespirable et avec le Ramadan qui se profile, ça va être encore compliqué à gérer. Qu’on répare ces installations ou qu’on les enlève une bonne fois pour toutes», martèle-t-il.
Par ailleurs, ces eaux noires ruisselantes ou stagnantes, présentent surtout des risques sanitaires, selon les manifestants. «Ce sont nos enfants qui sont les plus exposés. Les eaux de fosses s’infiltrent dans le sol, se répandent dans l’air quand nos enfants jouent au football. Ça peut amener des maladies», plaide un habitant du quartier. Selon Samba Ba, les autorités administratives et municipales ont été mises au parfum de la situation, mais depuis lors, rien n’a changé. «Nous en avons parlé au Préfet, au Service d’hygiène, mais jusqu’à présent, rien n’y fait. Nous invitons à éliminer ce réseau, sinon nous allons prendre nos responsabilités», ajoute-t-il.
Correspondant

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