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Comptables – Ordres du continent africain : Le Sénégal, «un des meilleurs élèves» – Lequotidien

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Le président de la Fédération panafricaine des comptables et des experts-comptables (Pafa), qui prenait part hier à l’Assemblée générale annuelle de l’Ordre national des experts-comptables et des comptables agréés du Sénégal (Onecca), a affirmé que «le Sénégal est l’un des meilleurs élèves du continent». L’Ordre du Sénégal est, selon M. Cosme Goundeté, parmi les plus grands Ordres africains et parmi les meilleurs Ordres, de par son statut de membre à part entière de la Fédération internationale des comptables et des experts-comptables (Ifac).

Par Dialigué FAYE – L’Ordre national des experts-comptables et comptables agréés du Sénégal confirme son rang en Afrique, selon le président de la Fédération panafricaine des comptables et experts-comptables (Pafa). En effet, explique M. Cosme Goundeté, qui participait hier à l’Assemblée générale annuelle de l’Onecca, «l’Ordre du Sénégal est parmi les plus grands Ordres africains et parmi les meilleurs Ordres du continent, de par son statut de membre à part entière de la Fédération internationale des comptables et des experts-comptables (Ifac) qui couvre l’ensemble des Ordres et organisations des professionnels comptables dans le monde entier». Mieux, soutient l’ancien président de l’Ordre national des experts-comptables et comptables agréés du Bénin, «le Sénégal est membre de l’Ifac et membre à part entière depuis une dizaine d’années, et donc, constitue aujourd’hui en Afrique, l’un des meilleurs élèves du continent».

«Cette position doit être maintenue. Ce qui fait notre crédibilité, ce sont nos normes de travail et aussi le respect du Code de devoir professionnel. Nous travaillons sur la base des mêmes normes que tous les Ordres du monde. Le Sénégal a été toujours au sommet, il ne faudrait pas que l’on perde sur ce plan», recommande le président de l’Onecca.

Et pour se maintenir au sommet, Mor Dieng considère qu’il y a tout un travail à faire pour que les pouvoirs publics comprennent que les experts-comptables sont des créateurs de valeur. «Nous sommes les garants de l’information financière fiable. Sans information financière fiable, on ne peut pas élaborer une politique économique qui tient la route. Nous sommes au cœur des entreprises. L’entreprise est la chose la plus importante au monde, car c’est à partir de l’entreprise qu’on crée des emplois. C’est l’entreprise qui permet de payer des impôts, et c’est à partir de ces impôts qu’on réalise des infrastructures publiques. Dans un pays où il n’y a pas d’entreprises, il n’y a pas d’Etat. Donc la priorité doit être l’entreprise.

Nous avons un métier qui dépasse la tenue de comptabilité. Même sur les questions d’héritage, l’expert-comptable est là pour donner des conseils. Si les pouvoirs publics le comprennent, ce serait très bien, et nous travaillons pour cela avec la Pafa. Il y a des projets sur lesquels nous travaillons pour renforcer l’Ordre et l’institution», plaide le patron de l’Onecca.

La Pafa promet ainsi de rester aux côtés de l’Onecca pour le renforcer, le crédibiliser davantage, le hisser dans la chaîne de valeur, pour être un créateur, un diffuseur de valeurs.

Mor Dieng, président de l’Onecca : «L’exercice illégal de la profession comptable est dangereux pour l’économie»

L’Ordre national des experts-comptables et comptables agréés (Onecca) a profité de son Assemblée générale annuelle, pour présenter un plan stratégique 2023-2025. Lequel devrait permettre à cette profession de relever un certain nombre de défis auxquels l’Ordre est confronté. «Notre profession doit être ouverte par rapport aux jeunes qui ont des masters, les encadrer, les aider à travailler, afin de se départir de tout ce qui est l’exercice illégal de la profession comptable et expert-comptable», assure Mor Dieng. En effet, argue le président de l’Onecca, «l’exercice illégal de la profession est dangereux pour l’économie. Par exemple, un banquier qui reçoit des états financiers qui sont faux, qui présentent des actifs qui n’existent pas et qui, sur cette base, accorde un crédit, c’est sûr que ce crédit ne sera jamais remboursé. Et si tous les professionnels posent des actes aussi dangereux, l’économie va péricliter. Imaginez-vous aussi si des professionnels montent des états financiers, font de fausses déclarations financières de chiffre d’affaires, l’Etat perd beaucoup de recettes sur le plan fiscal. Et malheureusement, ne pouvant pas capter ces recettes fiscales, l’Etat met la pression sur certaines entreprises et en mettant la pression sur certaines entreprises, on les tue. Donc il faudrait qu’on réfléchisse encore sur le Code général des impôts, pour proposer des solutions de durabilité pour les entreprises».

A travers la mise en œuvre de ce plan stratégique 2023-2025, qui a été présenté hier par l’experte-comptable Ndèye Marième Fall, le déficit de communication de l’Ordre devrait être comblé.

«Il y avait un déficit en matière de communication. Et nous espérons que ce déficit sera bien rattrapé, parce qu’après cette Assemblée générale, il y aura des tournées et projets de mise sur pied de projet de Centres de gestion agréés (Cga) dans toutes les capitales départementales où il y a un centre fiscal, en l’absence des experts-comptables», informe le président de l’Onecca.

dialigue@lequotidien.sn

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