Il y a une première fois à tout. Vivre les grandes compétitions comme la Can est un souhait pour tout journaliste notamment ceux qui sont spécialisés dans le sport. Pour cette 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations, Côte d’Ivoire 2023, beaucoup de journalistes sénégalais ont répondu à l’appel. Ceux ou celles qui sont à leur première Can, ont partagé avec nous leur expérience.
SEYNABOU KA, AGENCE DE PRESSE SENEGALAISE (APS)
«C’est mille fois mieux d’être sur place»
« C’est la première Can de football senior que je couvre. C’est une sensation unique et particulière de vivre l’ambiance de la Can sur place. C’est totalement différent de tout ce que je pouvais espérer ou imaginer comme sensation. Depuis que je suis là, je me demande comment j’ai pu suivre cette compétition à distance, tellement le ressenti est diffèrent.
Ce qui m’a le plus marquée dans cette Can, c’est la sympathie du peuple ivoirien envers les Sénégalais. Ils ont une grande estime pour le Sénégal. Contre le Cameroun, les Ivoiriens ont supporté avec énergie et bruit, les Lions du Sénégal. La couverture d’une Can demande beaucoup d’énergie et beaucoup de travail. Il faut tout le temps être sur le terrain, si on veut réussir sa mission. Je pense que ce rythme n’est même pas facile pour un homme à fortiori une femme. Mais ce qui nous permet de tenir, c’est la passion. Lorsqu’on fait une chose que l’on aime, on élimine toutes les barrières, tous les clichés, toutes les contraintes pour juste faire focus sur le travail.
A Yamoussoukro, nous maintenons juste le rythme de Dakar. En réalité, il n’y pas eu une grosse préparation en amont. Le voyage s‘est confirmé à la veille du départ. Je n’ai eu que peu de temps pour me préparer. Mais comme j’ai couvert deux Afro baskets féminins, je me suis servie de cette petite expérience en Côte d’Ivoire. Et pour le moment, tout se passe bien ».
NGONE GUEYE, SITE D’INFORMATIONS DAKAR24 INFOS
« Vivre la Can nous permet de découvrir beaucoup de choses »
« C’est une expérience extraordinaire du point de vue de la rencontre, de la familiarité avec les confrères et consœurs. Vivre la Can nous permet de découvrir beaucoup de choses sur le plan national comme international.
On est avec des doyens dans le métier et comme nous sommes passionnés avant d’être journalistes, ça nous a permis d’avoir beaucoup d’expérience au niveau du sport sénégalais, africain et même mondial.
Dans un premier temps, nous sommes satisfaits parce que les Lions sont en train de percer. En tant que patriote, je suis contente parce que ça aurait pu être autrement. En termes d’expérience, j’ai appris beaucoup de choses. On est en Côte d’Ivoire. J’ai déjà appris l’hospitalité d’ici. La population est très accueillante. Elle nous a permis de découvrir plein de choses dans leur pays. D’une part, ce n’est pas facile en tant que femme du moment où tous les jours, ce sont de nouvelles expériences. Tous les jours aussi, on est obligé d’aller sur le terrain à la quête d’informations. D’autre part, ce n’est pas difficile du moment où c’est la passion qui nous guide. C’est la raison pour laquelle on ne sent pas beaucoup la fatigue, la chaleur. Je remercie de passage l’Anps qui nous a facilités le transport, l’hébergement et la prise en charge».
GNAGNA DIOUF NIANG, DSPORT TV (WEB TV)
« On est là pour gagner beaucoup plus d’expérience »
«Ici, c’est une autre réalité qui s’impose. Il y a la concurrence et tout ce qu’il faut faire, c’est essayer de donner l’information avant les autres, de marquer son empreinte. Ce qui m’a le plus marquée, c’est la cohabitation, le fait que toute la presse soit là et aussi l’encadrement. Que ça soit les journalistes qui sont ici ou les autres qui sont restés au Sénégal, ils nous appellent, nous suivent, nous donnent des conseils. C’est ce qui est intéressant. On est là pour gagner beaucoup plus d’expérience.
Nous sommes à nos débuts et on espère vraiment que ça ne sera pas la dernière fois.
ADAMA AÏDARA, JOURNAL BES BI
« Vivre la Can est bien pour tout journaliste »
«J’étais à la finale de la Can-2022 au Cameroun et je me suis dite que la prochaine fois, j’assisterai à la compétition. C’est bon pour tout journaliste de vivre les grandes compétitions comme la Can. C’est une grande expérience. On vit une autre réalité, une autre ambiance.
Le Sénégal a fait carton plein pour les matchs de poule, ce qui nous motive davantage en tant que journalistes. Le coaching de Aliou Cissé, l’organisation de la Can et l’hospitalité ivoirienne m’ont beaucoup marquée. Il y a aussi la vie qui est moins chère ici par rapport au Sénégal. A 100F Cfa, on mange de l’attiéké. Nous sommes des reporters et le journalisme rime avec rigueur, avec fatigue. Mais c’est la passion qui nous guide».
Par Mariama Djigo, Omar Diaw, Abdoulaye Thiam (Envoyés spécaux) et K.A.GUEYE (Correspondance particulière)











