Accueil À la une Diminution des nombreux accidents routiers, la réflexion est dans les tiroirs

Diminution des nombreux accidents routiers, la réflexion est dans les tiroirs

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Le 5 novembre 2019 à l’auditorium du Conseil Economique, Social et Environnemental, la Présidente Aminata Touré Mimi avait initié une réflexion inclusive majeure sur les nombreux accidents routiers. Le THEME était « Le Civisme et la sécurité routière ».

Les STRUCTURES qui avaient été INVITEES sont : Directeur Exécutif de la nouvelle prévention routière au Sénégal ; Directeur général du conseil Exécutif des Transports Urbain de Dakar (CETUD) ;
Représentant du Forum Civil ;

CONSTATS ET RECOMMANDATIONS MAJEURS

Au terme des présentations des invités, les constats ci-après ont été relevés :

SUR LES CAUSES DES ACCIDENTS

➢ 90% des accidents sont expliqués par le comportement humain. En effet l’analyse des causes comportementales montre que les accidents sont souvent causés par :
L’excès vitesse : car la voiture devient non maniable et plus on roule vite plus notre champ de vision se rétrécie ;
la fatigue (facteur déclenchant) : qui peut entrainer la somnolence et cette dernière multiplie par huit le risque d’accident ;
la ceinture de sécurité (facteur aggravant) ; le téléphone portable ; alcools, drogue, médicaments : 3 verres d’alcool suffisent pour perturber votre conduite (environ 2%) ;
Incivisme : car on ne peut pas respecter ce que l’on ignore et les gens ne connaissent pas le code de la route.
Port du casque (facteur aggravant).

➢ 7% des cas d’accidents sont expliqués par la vétusté des véhicules : moyenne d’âge de 31ans pour les véhicules se déplaçant dans l’interurbain.

➢ 3% des cas d’accidents sont liés à la géométrie et la conception des routes

SUR LES CONSEQUENCES ET PREJUDICE DES ACCIDENTS

Le cout global des accidents de la route au Sénégal s’élève au moins à quelques 70 milliards de francs cfa par an, soit 1 à 2% du PIB
Détournement des rares ressources d’autres secteurs prioritaires pour assurer le traitement en urgence des blessés et hospitalisation à court et long terme
Le préjudice se traduit par :
Cout humain, Cout commercial, Cout de production, Cout comptable

RECOMMANDATIONS

Du Directeur exécutif de la nouvelle prévention routière : MR Mactar Faye

• Création d’un nouveau corps différent de la police et de la gendarmerie pour le control sanction

• Mettre en œuvre les nouveaux dispositifs du code de la route

• L’interdiction du transport publique de voyageurs au-delà de 23 heures

• Réaliser des actions prioritaires : introduire l’éducation routière dans les programmes scolaires, la sensibilisation et la formation post permis

• Renforcer la législation et la réglementation

Du Directeur général du CETUD : MR Thierno Ibrahima Aw docteur en économie

• Réorganisation de l’espace publique pour une mobilité plus fluide et plus durable (désencombrement)

• Modernisation du système de transport avec un investissement massif dans le transport publique capacitaire (BRT, TER)

• Prise en charge de la SR dans le développement des infrastructures de transport routier et ferroviaire

• Information éducation et formation

• Intégration des nouvelles techniques d’information et de communication (les bases de données)

• Prise en charge des victimes d’accident de la route

• Financement des projets et programmes pour la SR (10% du fond d’entretien Autonome seront transférés à la sécurité routier

REPRESENTANT FORUM CIVIL : MR Ibrahima Ndongo expert en sécurité routière

• Rendre fonctionnelles et opérationnelles les commissions régionales de retrait et de restitution des permis de conduire

• Supprimer les attestations qui doivent être remplacées par les convocations devant lesdites commissions, conformément à l’esprit de la loi 2002-30 du 24 décembre 2002

• Procéder à la dématérialisation du paiement des amendes forfaitaires

• Centraliser, automatiser et fusionner les fichiers des accidents avec ceux des infractions routières

• Relever l’âge d’obtention des permis A1 et A respectivement de 15 et 16 ans à uniformément 18 ans compte tenu de l’accidentologie très élevée des deux roue dont la mortalité sans cesse croissante frappe essentiellement les jeunes ;

• Assurer la sécurité pour tous, par la prise en charge des usagers vulnérables ;

• Développer une politique effective de formation des urgentistes

• Renforcer les moyens de secours ;

• Equiper et renforcer en ressources humaines et moyens matériels les services d’assistance médicalisée d’urgence ;

• Couverture du territoire national et action sociale du SAMU National

• Instaurer des permis probatoires pour confiner les jeunes conducteurs nocives dans un temps et espace précis ;

• Assurer la prise en charge automatique des accidentés dans les services d’urgence en mettant à contribution les assureurs à travers les fonds dédié ;

• Relever le plateau technique et le nombre de lits de SAU

• Introduire dans les curricula des écoles l’éducation à la sécurité et à la citoyenneté routière ;

• Enrichir les formations des conducteurs par le secourisme routier, le transport des enfants, la lutte contre l’incendie automobile, le civisme routier ;

• Réglementer l’importation des pneus d’occasion ;

• Soumettre à une autorisation préalable l’importation des véhicules d’occasion accidentés ;

• Diversification de l’offre de transport avec une bonne place le ferroviaire

• Imputer les frais de procédure de constat au conducteur responsable ;

• Assainir, équiper et moderniser les gares routières ;

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