Le cinquième vote indicatif pour la succession d’António Guterres redistribue les positions entre les candidats. Selon Les Échos, Macky Sall conserve cinq encouragements malgré dix découragements, tandis que la candidature de l’Ougandais Olara Otunnu perd du terrain.
Succession de Guterres : Macky Sall conserve ses soutiens dans une course qui se recompose
a course à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies demeure ouverte. Dans son édition du jeudi 8 octobre 2026, Les Échos analyse les résultats du cinquième vote indicatif organisé au Conseil de sécurité et souligne une évolution des rapports de force entre les candidats.
Le quotidien relève que la préférence longtemps exprimée en faveur d’une femme semble moins déterminante dans ce nouveau scrutin. Lors des quatre premiers votes indicatifs, les candidates occupaient au moins les deux premières places. Le cinquième tour fait apparaître une configuration différente.
L’Argentin Rafael Grossi se retrouve désormais devant plusieurs candidates, notamment la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett. Cette dernière aurait enregistré un recul important, avec cinq encouragements et neuf découragements, contre huit votes favorables précédemment.
La Costaricienne Rebeca Grynspan demeure en tête avec neuf encouragements et six découragements. Les Échos voit dans ces résultats la possibilité d’une compétition plus resserrée entre elle et Rafael Grossi.
Cette évolution pourrait, selon l’analyse du journal, modifier les perspectives de Macky Sall, l’un des trois hommes encore en lice. L’ancien président sénégalais conserve cinq encouragements, comme lors des trois derniers scrutins, alors que ses découragements passent de neuf à dix.
Le quotidien souligne toutefois la fragilité de cette position. Avec dix votes défavorables, la candidature atteint un niveau qui rend délicate la question du soutien des membres permanents du Conseil de sécurité, détenteurs du droit de veto. Les votes étant indicatifs, leur répartition ne permet pas, à elle seule, d’identifier précisément les positions de chacun.
L’autre candidat africain, Olara Otunnu, recule davantage. L’ancien diplomate ougandais obtient trois encouragements contre douze découragements. Les Échos estime que ce résultat implique qu’au moins deux votes défavorables proviennent de membres permanents.
La rotation régionale reste également un élément du débat. Le journal rappelle que plusieurs États défendent l’idée d’une candidature issue d’Amérique latine et des Caraïbes après un secrétaire général européen. Rebeca Grynspan, Rafael Grossi et Carolyn Rodrigues-Birkett appartiennent à cette région.
Macky Sall conserve ainsi un socle de soutiens, mais sa candidature demeure confrontée à une opposition importante.












