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BABA MAAL & SES PARTENAIRES AGISSENT CONTRE LA DÉSERTIFICATION

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« Afrique propre, Afrique verte » est le thème retenu pour la 13e édition (2019) du Festival Les Blues du fleuve, du 6 au 8 décembre, à Podor. Une caravane de reboisement a conduit, ce samedi soir, 7 décembre, le promoteur Baba Maal, par ailleurs ambassadeur de l’ONU contre la désertification, et sa délégation, dont les membres du RYCM (République islamique de Mauritanie – Youth climate movement », dans le diéri, au village de Bellel Kellé, dans la Commune de Guédé village, dans le département de Podor, région de Saint-Louis.

A côté de ces activités au programme de la 2e journée du festival, il y a eu la pose de la première pierre du siège de Nanka, l’association de Baba Maal, dans une zone sylvopastorale, mais aussi à l’électrification au solaire de la maternité et de la case de santé de la localité.

« Ici, dans notre zone, c’est très compliqué, explique Nima BA, président du Comité d’organisation et fils du chef de village de Bellel Kellé. Il pleut très peu. Avec l’action de l’homme, cela conduit à la déforestation. Les agents des eaux et forêts sont très rares. Donc, en ce moment, les bergers coupent les arbres au profit du bétail. C’est pourquoi on fait face à la désertification. Raison pour laquelle on fait appelle à des modèles de développement comme Baba Maal pour le reboisement de la zone. » Il indique que des « mesures pour le suivi » ont été prises.

« La mobilisation de tous »

Parrain de la 13e édition du festival, Mamadou Dia, par ailleurs président du Conseil départemental de Podor, salue les initiatives, en insistant justement sur le suivi : « Mettre du solaire est une étape importante dans la lutte contre la désertification mais également pour l’utilisation des énergies renouvelables. C’est à ce titre que ce projet est à saluer. Maintenant, il faut pérenniser le projet. Parce que le solaire, les énergies renouvelables, tout ça, font partie des 17 Objectifs de développement durable (ODD). Pour atteindre les résultats, je pense que tout le monde doit se mobiliser autour. Cela va être difficile, le chemin est long, mais à force de persévérance, on devrait y arriver ».

Dans la matinée, un panel sur le recyclage du plastique s’est tenu sur le quai de Podor. Coordonnateur du RYCM, Moussa Elimane Sall explique le sens de leur engagement : « On s’est rendus compte que notre sous-région, le Sahel, en particulier, fait partie des régions les plus impactées par la problématique du changement climatique. Et que nous ne faisons pas assez en tant que communauté pour répondre de manière proactive à tous ces effets induits par le changement climatique. Donc, nous nous sommes fixés comme crédo non seulement de sensibiliser, mais aussi de former, et d’initier des projets et programmes qui puissent permettre aux collectivités de répondre de manière la meilleure. Nous travaillons sur l’agriculture, l’élevage, les questions de reconstruction mais également sur tout ce qui est utilisation des nouvelles technologies pour l’amélioration des conditions globales des communautés. »

La structure, oeuvrant depuis 4 ans sur la problématique des changements climatiques et la promotion du développement durable en Mauritanie, au Sahel et sur le continent africain, a dû changer de tactique. « Parce qu’on s’est rendu compte qu’à force de faire des conférences et des panels, que le message n’est pas forcément très bien perçu. Parce qu’il est assez ésotérique, et complexe. Du coup, on s’est dit qu’il fallait mobiliser les artistes pour simplifier le message pour toucher beaucoup plus de personnes. C’est dans ce sens-là qu’on a travaillé avec un collectif de 40 artistes pour donner corps à toute cette science que nous partageons », détaille son coordonnateur.

L’un d’eux, Baba Maal, qui approuve, s’est engagé à les accompagner. « Nous avons une et mille raisons de défendre notre terre-mère », motive-t-il.

D’autres artistes vont se produire, lors du concert offert aux jeunes, pour passer les « messages forts ».
emedia

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