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Sangalkam – Abritant un lotissement controversé : Khalou Dioula au cœur d’un conflit foncier

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Khalou Dioula, comme la plupart des villages stellites de Sangalkam, est au cœur d’un lotissement controversé. C’est une situation qui hante les villageois.

Par Alioune Badara NDIAYE – Sur les terres de Khalou Dioula à Ndiakhirate (commune de Sangalkam), le lotissement, destiné à la police, la Présidence et la Sde, fait l’objet d’un conflit entre deux parties réclamant la propriété. Samedi, le Collectif des propriétaires de champs de Ndiakhirate, qui revendiquent Khalou Dioula, ont sonné la mobilisation sur le site pour se faire entendre de l’opinion. «Nos parents ont occupé ces terres il y a plus de 6 décennies et on n’a jamais eu de problèmes (…) Ce n’est qu’après que le maire Omar Guèye a quitté qu’on a commencé à avoir des problèmes ici», indiqué Youssouf Kourouma, membre dudit collectif et porte-parole du jour.

Revenant sur la genèse du contentieux, il a fait savoir que c’est en 2008 que les héritiers de la famille Kheury Diène ont bénéficié de notifications de la Délégation spéciale conduite par Djibril Samb. «Cette famille n’a que ces documents qu’ils ont commencé à brandir pour dire qu’ils ont des terres ici», a-t-il regretté, rappelant qu’ils ont été douchés avec la réélection du maire Omar Guèye. «Quand Omar Guèye est revenu aux affaires, il a désaffecté ces terrains et nous a invités à ce qu’on se regroupe pour discuter de l’affaire. C’est comme cela qu’il nous a proposé de faire l’extension du village de Ndiakhirate en 2009. Nous avons reçu donc nos quotas», a-t-il étalé dans la chronologie du dossier. «Ce n’est qu’en 2012 que ces gens ont commencé encore à ­s’agiter. Mais à chaque fois qu’ils venaient ici, Omar Guèye prenait ses responsabilités. Il avait aussi porté le dossier au juge du 7ème cabinet qui a tranché l’affaire pour dire à ces gens qu’ils n’ont rien ici», a expliqué M. Kourouma. Ce qui en rien n’a, pour autant, altéré la détermination de la partie adverse. «Jusqu’à présent ils passent leur temps à poser des bornes (…)», a-t-il déploré.

Sur le lieu où s’est tenue la mobilisation, les bornes matérialisant des parcelles sont perceptibles à perte de vue. Suffisant pour exaspérer les membres du collectif qui ont affirmé ne plus accepter que de nouvelles soient posées. Ils ont même affirmé mener une opération d’envergure pour déterrer celles déjà existantes sur leur propriété. «Ce qui nous appartient, on ne va en discuter ou faire le partage, ces terres nous appartiennent, nous avons des documents en bonne et due forme», insisté Kourouma sous l’approbation des autres membres du collectif. Les héritiers de Kheury Diène, qui se disent aussi propriétaires, ont donné rendez-vous dans quelques jours pour éclairer l’opinion sur ce contentieux. Pour l’heure, le dossier a atterri à la Préfecture de Rufisque où s’est tenue le 15 novembre, une réunion entre les parties concernées et les autorités déconcentrées. «Vous n’avez rien qui prouve que les terrains vous appartiennent», a révélé M. Kourouma, rapportant les propos du sous-préfet aux deux parties. Pour autant, les membres du Collectif des propriétaires de champs se disent prêts à tout pour préserver Khalou Dioula des appétits de délinquants fonciers qui leur tournent autour depuis des années.
abndiaye@lequotidien.sn

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