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Nouvelle offre de transport : Les tiak-tiak, une plaie au cœur de la capitale

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Connus dans la livraison express, depuis quelques temps, les scooters Jakarta, communément appelés «tiak-tiak», sont entrés dans le transport de personnes.

Par Ousmane SOW – Après avoir toqué désespérément aux portes des entreprises pour trouver un job, certains jeunes se tournent vers le tiak-tiak. Chauffeurs de Jakarta oui, mais diplômés aussi ! En passant par le rond-point de Cambérène, Emg, Castors, la forte présence de ces deux roues ne passe pas inaperçue. Un busines rendu lucratif, selon eux, par la fréquence des embouteillages à Dakar. Sous un panneau publicitaire en face du rond-point Emg, deux jeunes nous interpellent. «Bro, tu veux aller où ? Viens je vais te déposer partout où tu voudras», lance-t-il, sourire aux lèvres. Non loin de là, à côté de la Brioche dorée de Castors, d’autres Jakarta attendent des clients. Pour ce jeune conducteur de Jakarta, la vie est devenue chère et tout le monde ne peut pas dépendre de l’Etat, alors il faut chercher des moyens pour survivre. «Mais pourquoi nous les Jakartamen, on nous voit comme des ennemis. Parmi nous, il y a des jeunes diplômés. Mais si tu ne trouves pas un boulot et ta famille te prête une somme d’argent pour que tu achètes une moto à 500 mille, c’est normal qu’on fasse le tiak-tiak», révèle Zale Mbodj, ce jeune de Ouagou Niayes, qui dénonce en même temps leur arrestation. Après avoir travaillé pendant deux ans aux Résidences Mamoune, il a décidé de tester ce business en vogue. Pour Omar, 27 ans, originaire de Kaolack et reconverti en moto-taximen, ça fait deux mois qu’il est à Dakar. «J’ai mon permis de conduire, mais avec ma moto, je peux épargner au moins chaque jour 15 000 F Cfa», explique-t-il. Aller à l’université, étudier, pour au final se retrouver sans travail, voilà le quotidien de ces jeunes taximen de motos Jakarta. «Nous ne nous plaignons pas. Il n’y a pas un seul parmi nous qui ne gagne pas 10 mille F Cfa par jour», explique Zale, à bord de son Jakarta, attendant un client. Selon lui, ce sont les bouchons qui les ont poussés à s’installer au niveau des ronds-points de Dakar. Tiak-tiak scandent-ils sans cesse.

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