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Réunion interministériel sur la sécurité routière : 23 mesures pour remettre de l’ordre

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Le Conseil interministériel sur la sécurité routière, convoqué suite au drame de Sikilo, qui a fait 39 morts, s’est prolongé jusque tard dans la soirée d’hier. L’Etat a décidé de reprendre la main sur un secteur où règnent l’anarchie et l’indiscipline en prévoyant 23 mesures pour mettre fin à l’insécurité routière.

Par Alioune Badara NDIAYE – Les débats se sont prolongés jusque tard dans la nuit d’hier. Le Conseil interministériel sur les accidents, organisé hier, a réuni plusieurs dizaines d’experts, des ministres impliqués dans la régulation du secteur. L’Etat a décidé de prendre en charge des mesures, qui modifient en profondeur le comportement des conducteurs et des usagers de la route. Elles sont au nombre de 23 dont les plus importantes rappellent les recommandations issues du Conseil interministériel sur la sécurité routière tenu le 9 février 2017. Ce qui est nouveau, c’est l’interdiction du transport urbain de 23h à 5h du matin, la durée d’exploitation des véhicules de transport de 10 ans et 15 ans pour les marchandises, l’interdiction de l’importation de pneus d’occasion, l’interdiction de porte-bagages et le démantèlement, les compteurs des véhicules de transport seront désormais bloqués à 90 km/h. Il y a aussi l’interdiction de toute transformation de véhicule destiné au transport de marchandises (fourgons, fourgonnettes, camions, etc.) en véhicule de transport de passagers, des transformations de véhicules d’origine destinées à augmenter les places assises pour les passagers ou à créer des porte-bagages supplémentaires. Il est prévu d’élargir la visite contre-visite médicale au-delà du contrôle oculaire, l’âge du permis pour les chauffeurs des transports, un plan de Renouvellement du parc automobile. Désormais, les contrôles techniques des véhicules de transport se feront à Dakar et non dans les régions. Il est prévu l’ouverture d’autres centres de contrôle dans les régions. Ces mesures vont entrer en vigueur dans 48h ou 15 jours.

Dans son discours, le Premier ministre est resté dans le sillage du Président Sall qui était ferme sur les intentions de l’Etat pour mettre fin au carnage sur les routes : «Ainsi, les accidents de la route causent une souffrance profonde aux victimes, à leur famille et à leurs proches. Au-delà du lourd tribut humain, les violences routières constituent un véritable fléau social et économique. Elles alimentent la pauvreté et ralentissent notre marche vers l’émergence. Le coût économique de l’insécurité routière dans notre pays est aujourd’hui estimé 160 milliards de francs, soit 2% du Pib.» Il ajoute : «Les autorités publiques doivent prévenir et réprimer les comportements individuels irresponsables. L’excès de vitesse, l’alcool et les drogues au volant, on le sait, sont des facteurs majeurs de risque qui aggravent les accidents. Ils ne sont pas tolérables. Une évolution des comportements est indispensable. Elle suppose une formation, et même une éducation dès le plus jeune âge.

Elle passe aussi par la mise en place d’une politique de contrôle et de sanction efficace, garantissant le respect de règles clairement définies. Prévention et sanction seront donc deux volets totalement complémentaires de l’action gouvernementale.»

Sans doute, ce n’est pas les seules mesures prises. Car,  les discussions se sont éternisées dans la soirée après que la réunion a commencé avec plus de 3 heures de retard. Il était 19h 25 quand les débats ont commencé avant de finir dans un huis clos interminable.
abndiaye@lequotidien.sn

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