La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) et la Chambre de commerce, d’industrie et des services (Ccis) de la Guinée-Bissau ont signé hier une convention de partenariat interconsulaire. A travers cet accord, la Chambre consulaire de Bissau entend profiter de l’expertise sénégalaise en matière d’appui à la création d’entreprises, de formation, de médiation et d’arbitrage…
Par Dialigué FAYE – Pour le renforcement de capacités de ses opérateurs économiques, la Guinée-Bissau n’a pas cherché loin. Les responsables de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la Guinée-Bissau sont se tournés vers le Sénégal, qui est juste à côté, pour solliciter l’appui de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad). Pour profiter de l’expertise sénégalaise en matière d’appui à la création d’entreprises, de formation, de médiation et d’arbitrage…, les Bissau-guinéens ont signé hier une convention de partenariat interconsulaire avec la Cciad.
Sur le plan du renforcement des capacités, «la Cciad dispose d’un centre de formation, l’un des plus anciens du pays, qui compte aujourd’hui environ 400 auditeurs avec différents modules en douane-transit, en transport logistique, en banque finance et gestion des entreprises, etc. Ce centre a reçu et formé plusieurs jeunes diplômés Bissau-guinéens à la recherche d’une formation professionnelle. Nous en comptons cette année une vingtaine», renseigne le président de la Chambre consulaire. Abdoulaye Sow reste ainsi convaincu que les efforts des deux chambres combinés encourageront les Bissau-guinéens à fréquenter ce centre de formation. Et assure-t-il, «des dispositions seront prises pour leur parfaite insertion». M. Sow annonce aussi une «mission composée de cadres de l’institution qui se rendra en Guinée-Bissau du 29 janvier au 1er février 2023 en vue de renforcer cette coopération technique consulaire». Le président a auparavant signifié à son homologue bissau-guinéen, que «la mise en œuvre du Transit routier inter-Etats (Trie) entre le Sénégal et la Guinée-Bissau doit être le cheval de bataille de leurs deux institutions consulaires». Pour rappel, «le Trie a été institué par la Convention de la Cedeao relative au Transit routier inter-Etats.
C’est le régime douanier qui permet le transport par route d’un bureau de douane d’un Etat membre à un bureau de douane d’un autre Etat membre de marchandises en suspension des droits, taxes et prohibition.
Il est destiné à fluidifier et rationaliser les procédures douanières et à faciliter le mouvement des moyens de transport et permettre l’établissement des statistiques fiables et régulières sur le transit routier». Mais, précise M. Sow, «sa mise en œuvre nécessite des rencontres techniques préalables entre les chambres consulaires, les Douanes, les services en charge des transports. Un pas vient d’être franchi par les deux cautions nationales».
Concernant la Cciad, il promet à «la partie bissau-guinéenne que la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, en sa qualité de Caution nationale du Sénégal, ne ménagera aucun effort pour permettre la mise en application du Trie sur l’axe Dakar-Bissau, en collaboration avec l’ensemble des acteurs».
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