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Pour les coaches locaux : L’appel de la Nation est plus fort que celui de l’étranger – Lequotidien

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Si le Chan constitue une belle exposition pour les joueurs locaux qui rêvent de contrats à l’étranger, pour les sélectionneurs, en revanche, c’est d’abord une question de fierté et de mission nationale.

«Comme tout jeune joueur local, je veux décrocher des contrats à l’étranger. On joue ces matchs avec l’ambition de faire une bonne compétition et, ensuite, on espère qu’il y aura des recruteurs qui vont nous voir.» Le capitaine de l’Equipe nationale du Mali, Makan Samabaly, a dit tout haut… ce que tout le monde pensait «tout haut» déjà. Décrocher un contrat avec un club à l’étranger, en Europe et dans les pays du Golfe principalement, constitue l’objectif des centaines de joueurs locaux qui sont présents au Chan, en Algérie.

Loin des motivations de son joueur, le sélectionneur malien, Nouhoum Diané, a choisi la préférence nationale. «Moi, j’ai un objectif précis», martèle celui qui a entraîné quasiment tous les grands clubs maliens. «Le pays m’a fait confiance pour que je sois en sélection nationale. J’ai un devoir envers mon pays. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de pays qui m’ont sollicité. Je n’ai jamais accepté de partir. Je suis au Mali, je reste au Mali.»

L’appel de la Nation est aussi très important pour le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw. «Pour moi, le plus important, c’est le pays. Le pays passe avant tout. J’ai envie de faire quelque chose pour mon pays comme entraîneur, comme je l’ai fait quand j’étais joueur.»

«Transmettre, aider, accompagner»
La plupart des entraîneurs nationaux locaux estiment être investis d’une mission : servir leur pays en guidant les pas de leurs joueurs. «L’objectif, pour nous, c’est de transmettre ce qu’on a appris», confie le coach des Lions Indomptables, Alioum Saïdou. «Notre ambition est de faire progresser ces enfants-là pour qu’ils puissent partir avec les bagages nécessaires.»

L’Ivoirien, Soualiho Haidara, qui a déjà entraîné les U20 et U23 de son pays, avant de prendre les Eléphants locaux, ne dit pas le contraire. «Transmettre, aider, accompagner, c’est mon rôle. C’est vrai que ce n’est pas la même philosophie avec les jeunes, où on fait de la détection et de la formation. Aujourd’hui, j’ai des adultes, des joueurs matures, que je dois accompagner pour aller chercher des résultats. Si grâce à notre travail et à leur performance, ils arrivent à décrocher un contrat, alors tant mieux pour eux. C’est tout ce qu’on leur souhaite.»

Le souhait du Congolais, Jean-Elie Ngoya Obackas, pour sa part, est de grandir en même temps que son équipe et se faire remarquer avec de belles performances au Chan. «J’ai dit à mes joueurs : «Vous avez déjà ouvert une page de l’histoire.» C’est à eux de choisir comment l’écrire. En lettres d’argent ? En lettres d’or ? Cette façon de penser est aussi valable pour moi. Je sais que je ne suis pas très connu au niveau africain, donc j’ai la même ambition.»
Avec Rfi.fr

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