Elles ont toujours été visibles à Dakar. Comme les «tiak-tiak», les charrettes ont explosé dans la capitale sénégalaise. Exode rural massif ? Avec la fin des travaux champêtres, la plupart des charretiers rallient Dakar pour faire dans le ramassage des ordures, le transport de marchandises et de matériaux de construction. Ou déficit de moyens de transport ? Dans les zones reculées de la capitale, comme Tivaouane Peulh, Lac Rose, elles assurent le déplacement des personnes.
Pour une ville qui rêve d’émergence, avec des investissements lourds dans le secteur des transports, l’avènement du Bus rapid transit et du Train express régional (Ter), la présence des charrettes fait désordre. Mais, Dakar a toujours cet accent rural à cause de la réalité socio-économique.
Anesthésiées par le taux de chômage, les autorités finissent par tolérer même les interdits. Que fait une charrette sur une autoroute ?», s’interroge un gendarme de la circulation. «Les «tiak-tiak» sont là, les «clandos» aussi… Il n’y a rien de plus compliqué que de réguler la circulation sur l’autoroute. C’est stressant et fatigant. C’est inacceptable que des charrettes circulent en toute tranquillité sur les grands axes.»












