Le Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim pour l’éducation et la formation (Ccak-Ef), composé d’un institut du Coran, d’un Majalis et d’une université, a démarré une partie de ses enseignements. L’infrastructure étant loin d’être achevée, le Khalife général des mourides a demandé aux talibés des efforts supplémentaires.
Par Sagar NDIAYE (correspondance particulière) – Accompagné de ses ministres de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, le chef de l’Etat a pris part à la cérémonie de lancement officiel du démarrage des activités du Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim pour l’éducation et la formation (Ccak-Ef). Il a informé le Khalife général des mourides de l’accompagnement de l’Etat dans cette œuvre gigantesque. Il s’agira de construire les voiries intérieures qui mènent jusqu’au complexe et au niveau de l’enceinte. L’Etat va mettre en place une centrale solaire pour aider à diminuer de façon drastique, les factures d’électricité. Bref, confie Macky Sall, «l’Etat va accompagner l’université parce que les charges sont très lourdes et aussi, l’éducation des enfants est dévolue à la République». Dans ce complexe de 37 ha, le visiteur constate, dès l’entrée, que la plupart des bâtiments ne sont pas encore achevés.
Le complexe est toujours en chantier. Suffisant pour que le Khalife général des Mourides demande, par la voix de son porte-parole, aux talibés de faire des efforts supplémentaires pour terminer les travaux. Serigne Mountakha a démarré les enseignements de l’institut du Coran avec deux apprenants (fille et garçon). Avec eux, il a récité les premiers versets du Coran qu’il avait fini d’apposer sur la tablette en bois que son grand-père Cheikh Ahmadou Bamba avait utilisé lorsqu’il s’est agi de procéder à l’apprentissage du Coran de Mor Bineta Lô. Le Khalife général des Mourides a aussi salué la contribution de l’Etat en général et de son chef en particulier parce que, selon Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre, «le président de la République a remis un milliard de francs et voulait construire le complexe». Mais, c’est le khalife qui a refusé parce que, pour lui, tous les talibés devaient y contribuer. Lors du lancement officiel des enseignements de ce complexe, le professeur Lamine Guèye, Secrétaire exécutif de l’Anaq-Sup, a informé que «c’est le système Lmd qui y sera pratiqué». «Le complexe a un statut privé communautaire à but non lucratif. Le système bimodal alliant le présentiel et le numérique sera appliqué», ajoute-t-il.
Lors de cette rencontre, l’association Touba ça kanam a remis une contribution de 100 millions de francs pour la poursuite des travaux.












