Dans le cadre de a campagne de commercialisation de l’arachide 2022-2023, l’unité de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) de Lyndiane, à Kaolack, n’a jusque récolté qu’environ 4 mille tonnes de graines. Une quantité en deçà des attentes de la Société.
Par Laïty NDIAYE – Le Directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) a effectué samedi, une visite à Kaolack, pour s’enquérir du niveau de collecte de l’usine de Lyndiane. Faisant le point, Modou Diagne Fada a présenté une situation peu reluisante. «Dans la zone de Kaolack, nous avons 2 mille 10 tonnes à Lyndiane, près de 1000 tonnes à Ida Mouride et 1000 tonnes également à Sinthiou Malem, dans le département de Tamba-counda, qui dépend aussi de la zone de l’usine de Lyndiane. Ce qui nous fait un total de plus de 4 mille tonnes», a indiqué Modou Diagne Fada, samedi, à l’occasion d’une visite dans la région de Kaolack, dans le cadre de la campagne de commercialisation de l’arachide. Il a affirmé que cette quantité collectée est insuffisante par rapport aux attentes dans le bassin arachidier. «C’est en deçà de nos attentes», a-t-il avoué.
Le directeur général de la Sonacos a estimé que cette situation est plutôt le résultat d’un marché dominé par une spéculation sur les prix et sur les stocks de graines d’arachide entretenue par «des businessmen» et autres opérateurs privés stockeurs. «Le profil de la campagne de cette année est particulier (…) Les campagnes se suivent et ne se ressemblent pas. Ça été très difficile pour la Sonacos cette année d’obtenir de grosses quantités de graines, parce que, non seulement la concurrence a été rude, mais il y a surtout un phénomène nouveau : la spéculation», a-t-il-dit. «Il y a encore de grands stockeurs qui ont stocké de grosses quantités de graines et qui attendent, peut-être, de meilleurs prix pour vendre leurs produits», a révélé M. Diagne. Il poursuit : «Il faut savoir que la Sonacos n’est pas seule dans la filière arachidière, mais elle a fait ce qu’elle devait faire pour obtenir de grosses quantités de graines». À l’en croire, même si la Sonacos n’a pas dit son dernier mot pour les mois à venir, les répercussions économiques se feront d’ores et déjà sentir à la fois sur l’usine et les emplois des saisonniers.
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