La tenue du Conseil des ministres délocalisé, hier à Thiès, a permis à des départements comme Mbour de porter à l’attention du président de la République, certaines préoccupations des populations. Il s’agit, entre autres, de l’urgence de la construction d’un hôpital de niveau 3 à Mbour.
Par Alioune Badara CISS – Le président du Conseil départemental de Mbour, qui a exprimé les préoccupations des habitants de la Petite-Côte, a peint un tableau critique de la situation sanitaire de Mbour. Pour assurer les soins à la population, qui a atteint le million, il a plaidé devant Macky Sall pour la construction d’un hôpital de niveau 3 pour relever le plateau technique et faciliter la prise en charge des patients. «L’offre de service de santé devient insuffisante face à la démographie du département, en dépit des efforts déployés par l’Etat, fortement dévoué à la tâche», déclare Saliou Samb. Depuis longtemps, le président du Conseil départemental de Mbour réclame la réalisation de cette infrastructure dont l’assiette foncière se situe dans la commune de Malicounda. En réponse, le président de la République a validé le projet hier en Conseil des ministres.
La construction de cet hôpital de niveau 3 va beaucoup soulager les populations de ce département, qui étaient obligées de venir à l’Hôpital départemental de Mbour. Or, celui-ci est un établissement public de santé de niveau 1, fonctionnant depuis l’avènement de la réforme hospitalière comme une entreprise avec certaines particularités, qui découlent de sa mission de service public. Il fournit des services parmi lesquels la médecine générale, les soins d’urgence, l’Orl, la pédiatrie, la dermatologie, la gynécologie, la kinésithérapie, la chirurgie, l’orthopédie et la psychiatrie.
Logé dans une zone «accidentogène», il croule sous les évacuations. Un établissement public de santé qui polarise tout un département riche de 16 communes. Toutefois, son service des urgences est loin d’être aux normes. Autant sur le plan des infrastructures que sur la représentativité. Le service des urgences de l’hôpital Thierno Mansour Barro est dans une situation inquiétante. Ce service, installé dans un hôpital de niveau 1, dessert toute la population du département estimée à un peu plus d’un million. Et les conditions de travail assez particulières ne laissent pas de marbre les agents de santé y officiant. Lesquels sont souvent en mouvement pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail. En plus du service des urgences, la maternité n’est pas mieux lotie, elle est dans une situation alarmante. Les femmes ne veulent plus y aller pour accoucher à cause des mauvaises conditions qu’offre le service.
Au-delà de la santé, le président du Conseil départemental de Mbour a insisté sur le développement des secteurs comme l’éducation. Il a demandé l’installation d’une inspection d’Académie à Mbour, mais également l’éradication des abris provisoires. Pour la pêche, il a requis le renouvellement des pirogues en fibre de verre, qui pourrait générer de nombreux emplois et avoir un impact sur le développement économique et social de Mbour.
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