L’étau se resserre autour des pro-Sonko, arrêtés lors de leur manif’ interdite vendredi dernier à Mbacké. Le dossier de 10 des 69 individus interpellés, vendredi dernier, va faire l’objet d’une enquête. A travers un communiqué rendu public, le Parquet près le Tribunal de grande instance de Diourbel a décidé d’ouvrir une information judiciaire sur cette affaire. «L’ouverture d’une information judiciaire a été requise pour ces individus déférés», a indiqué un communiqué du Parquet. Le reste des mis en cause doit faire face aujourd’hui au procureur, après avoir bénificié hier d’un retour de parquet.
Poursuivis pour les infractions de participation à un rassemblement et à des actions diverses, dégradation de biens, dommage à la propriété mobilière et immobilière d’autrui, instigation pour participation à un rassemblement et à des actions diverses ayant causé des dommages aux biens ou à des personnes, manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique, ou à occasionner des troubles politiques graves, ou simplement à enfreindre les lois, ces partisans de Ousmane Sonko se voient reprochés d’avoir pris part à des faits d’une extrême gravité ayant profondément troublé l’ordre public et porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens. Ce qui justifie leur interpellation, précise-t-on dans le document.
Pour rappel, les membres du parti Pastef avaient adressé une demande en vue de tenir, vendredi dernier, un meeting à Mbacké, au Préfet dudit département. Mais il s’est trouvé, selon le communiqué du Parquet de Diourbel, que cette requête n’a pas répondu à toutes les conditions. «Et avant même que la Cour suprême, saisie pour un référé administratif par les préposés à l’organisation de la manifestation, ne se prononça, certains cadres du parti dans le département dont Serigne Assane Mbacké, ont proclamé publiquement que même sans autorisation, leur manifestation aura lieu (vidéo disponible sur Youtube)», a-t-on indiqué dans le communiqué. Et «pour parer à toute éventualité, les éléments des Forces de défense et de sécurité, dans le cadre de leur mission de maintien de l’ordre public et de protection des personnes et de leurs biens, avaient mis en place un dispositif sécuritaire pour le respect strict de l’arrêté préfectoral», a-t-on ajouté. «Malgré ces dispositions, des groupes de personnes ayant décidé de braver l’interdiction administrative, érigeant des barrières et commençaient à brûler des pneus sur certaines artères de Touba et Mbacké. Ils se sont aussi attaqués aux Forces de l’ordre et se sont livrés à des actes de vandalisme et de pillage au niveau de trois stations d’essence dont l’une a été incendiée, outre le saccage de l’agence Sonatel de Ndam et de la boutique Sen Chan», a dénoncé le communiqué qui fait état de certains biens endommagés.
Par Justin GOMIS – justin@leqotidien.sn












