La ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, Victorine Ndeye, se réjouit des impacts positifs de la «Calebasse de solidarité» et considère que cette initiative mérite d’être promue, diffusée au grand public.
Par Cheikh CAMARA – La ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, marraine de la Journée nationale de partage sur les initiatives d’économie sociale et solidaire, exemple de l’approche «Calebasse de solidarité», organisée hier, à Thiès, par la Coordination nationale d’Action de Carême Suisse au Sénégal, représentée par l’Ong AgriBio services, a évoqué «l’urgence de répondre à l’augmentation constante des inégalités sociales au sein et entre les sociétés, les générations et les sexes, avec des actions de transformation sociales diverses». Et pour elle, la «Calebasse de solidarité», avec ses effets et impacts, constitue un outil efficace, qui mérite d’être promu, diffusé au grand public.
La «Calebasse de solidarité» (Cds) est une émanation volontaire de personnes. Elle traduit des gestes concrets de solidarité comme les prêts collectifs sans intérêts en argent ou en produits de première nécessité. L’initiative est symbolisée par une calebasse qui incarne l’abondance et l’expansion. Elle est très souvent recouverte d’un morceau de tissu blanc pour la confidentialité. Les membres de la calebasse se rencontrent de façon périodique selon son règlement intérieur et «mettent la main» dans la calebasse. Ce geste est appelé Apport volontaire et anonyme (Ava), qui respecte deux des principes que sont la solidarité et la confidentialité. C’est en effet une approche de proximité qui vise le renforcement de la solidarité, la réduction des inégalités et la protection contre toutes les formes d’usure. Sa finalité est de se libérer de l’endettement en mangeant à sa faim, se soigner et s’éduquer. Les cibles de la Cds sont les hommes, les femmes vivant en milieu rural, péri-urbain aux revenus économiques très modestes. En gros, la «Calebasse de solidarité s’inscrit dans la logique de l’économie sociale et solidaire. Elle est commandée par quatre principes : la confidentialité dans les prêts, la solidarité dans la mobilisation et l’utilisation des ressources, l’équité dans l’accès aux ressources, la transparence dans la gestion des ressources.
Les Cds sont organisées en réseau dénommé Réseau national des calebasses de solidarité (Rencas). Lequel regroupe l’ensemble des réseaux fédéraux de calebasses des 15 organisations de base et Ong, appuyés par Action de Carême Suisse. Présent dans 11 régions du pays, le Rencas a aujourd’hui 1606 Cds, 272 réseaux de proximité, 58 réseaux communaux et 15 réseaux fédéraux. Il compte aujourd’hui 54 814 bénéficiaires dont 80% de femmes, soit 50 865 femmes et 3949 hommes. Le montant total mobilisé par ces personnes est de 514 millions 551 mille 800 francs Cfa.
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