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Modernisation et internationalisation du Carnaval de Bissau : La Formation et le financement des enjeux majeurs

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La Guinée-Bissau regorge d’un fort potentiel en termes de diversité et d’expression culturelles, sur lesquelles s’adosse son carnaval pour en faire la fierté de tout un pays depuis des décennies. Dans un souci de modernisation et de vente du pays pour attirer des investisseurs étrangers, il y a des efforts à faire dans le domaine de la formation et du financement des activités culturelles en lien avec le développement d’un secteur touristique très attractif, mais peu développé.

Le carnaval est un potentiel économique pour Bissau, au-delà de son cachet culturel. La formation des acteurs culturels de Bissau est l’un des défis auxquels l’organisation est confrontée pour les rendre compétitifs au niveau international. Le financement de la culture est aussi une autre problématique pour permettre à la culture et aux acteurs culturels du pays de jouer pleinement leur rôle dans le développement socioculturel et économique du pays. «Nos acteurs culturels sont pour la plupart des autodidactes qui s’adonnent à la culture par passion. Pour leur permettre de faire convenablement leurs activités culturelles et de jouir de leur passion, il leur faut une bonne formation qui puisse leur permettre en outre de se hisser au sommet et de rivaliser avec les autres», informe Léonardo Cardoso, président du comité d’organisation du Carnaval de Bissau. A l’en croire, le gouvernement doit beaucoup investir dans la formation des acteurs culturels. D’autant qu’il y a des centres de formation spécialisés dans ce secteur en Afrique de l’Ouest. La Guinée-Bissau pourrait en tirer profit.

Tout comme la formation, le gouvernement envisage de revoir à la hausse le budget alloué au ministère de la Culture, de la jeunesse et du sport, pour lui permettre de jouer pleinement son rôle et d’accompagner les expressions culturelles.

Cela va en outre lui permettre d’appuyer qualitativement le pays dans son processus de développement avec son potentiel culturel et touristique immense. Sachant qu’il y a certains départements ministériels qui «ne dépassent pas les 30 voire 40 millions de budget. Des enveloppes aussi faibles ne peuvent pas faire grand-chose», précise Léonardo Cardoso.

«Lorsque la dotation budgétaire est faible, on ne peut pas parler d’investissement d’activités culturelles. Il y a tout un besoin d’avoir des échanges culturels et de participer à de grands évènements culturels dans le monde, mais cela suppose des ressources. On ne peut pas développer la culture sans moyens», conclut-il.

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