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La Mosquée rouge et le bon thé du Sri Lanka

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Par YAN – La descente vers les Maldives est un spectacle de nuances de bleu. L’œil est exposé à toutes les variations du bleu avec la lumière du jour. On dirait qu’avec la descente de l’avion, chaque passager, de son hublot, suit une bande-annonce réussie de futures vacances au milieu de ces îlots spectaculaires. Malheureusement, je ne reste pas aux Maldives. C’est un transit de deux heures que j’effectue avant de redécoller pour Colombo, la capitale économique du Sri Lanka. Surnommé la perle de l’Océan Indien, ce pays d’Asie du Sud que les Arabes nommaient Serendib, dans l’esprit d’une perle découverte dans des circonstances inespérées, et que les Grecs ont désigné Taprobane du fait de la couleur rougeâtre de certains sols, a beaucoup de similarités avec nos pays africains.
Nous arrivons à l’Aéroport international Bandaranaike à 18 heures (Gmt +5:30). Les pays du Sud-Est asiatique ont un décalage spécial de 30 minutes. Le temps est assez humide, avec un thermomètre affichant 27 degrés Celsius. C’est le début de soirée et au rythme dans l’aéroport, on sent qu’on débarque dans une ville vivante. Le service d’immigration requiert un peu plus de temps, comparé à tous les aéroports où j’ai pu passer, du fait de déclarations détaillées à faire sur tous nos bagages avant de pouvoir quitter le terminal.
La proximité entre notre hôtel et l’aéroport nous épargne le trafic de la ville. Un séjour de 24 heures chrono démarre donc pour se ressourcer au milieu d’une belle verdure. Le pays des épices et des pierres précieuses est calme et accueillant. Des plantations de thé et une jungle font le décor de toutes les routes reliant les grands districts et les grandes villes entre elles. Je suis frappé par la similitude de la verdure qu’il y a ici avec le décor naturel des Iles du Saloum. Ce trésor végétal accueille des oiseaux de toutes les espèces, et le spectacle est renversant.
A perte de vue, on peut voir des plantations de thé. La culture du thé est une longue tradition au Sri Lanka, depuis son introduction par des Anglais en 1857. C’est une activité qui se développe à plein régime tout le 20ème siècle sur l’île, devenant sa principale activité agricole, jusqu’à lui valoir le surnom de l’Ile du Thé. Etant l’un des plus grands exportateurs de thé dans le monde, le Sri Lanka a développé tout un tourisme autour de la visite des exploitations. Le modèle y est similaire aux visites de plantations de canne à sucre ou de plantations de vanille dans d’autres zones de l’Océan Indien. A quelques heures de la ville, j’ai pu visiter l’usine de ma marque de thé preferée, au beau milieu d’une nature où des gens y pratiquent yoga, massages et des programmes de désintoxication naturelle. Je me limite à une simple visite et aux achats d’une bonne sélection de thé pour des proches. Au niveau confessionnel, les Sri-lankais sont en majorité Bouddhistes. Les hindous et les musulmans y constituent des minorités nationales, mais la diversité y est remarquable pour une Nation qui a survécu à près de trente années de guerre civile. Seuls ceux qui ont vécu l’horreur de la guerre peuvent apprécier la valeur de la paix. J’en ai eu l’expérience concrète en observant la tenue des habitants de Colombo, leur nature calme, accueillante et très avenante. On remarque en tournant dans la ville, les nombreux temples hindous et bouddhistes. Des mosquées peuplent aussi l’architecture de la ville dont la majestueuse Jami Ul-Alfar, une mosquée rouge traversée de bandes blanches. Les minarets de cette mosquée, l’une des plus belles attractions de Colombo, rappellent les dômes des temples dans toute l’Asie du Sud. La Mosquée rouge servait dans le passé de balise au large pour les marins qui accédaient au port de Colombo. Elle est aujourd’hui un emblème de la ville et on voit dans son ton rouge, la signature du caractère rougeâtre de la terre (Taprobane).
Je finis mon séjour en me faisant la promesse de revenir à Colombo, d’autant plus que la nourriture y est aussi épicée et excellente qu’au Sénégal. Entre les nuances de bleu des Maldives qui m’ont éblouie sur la route de Colombo et le spectacle de la Mosquée rouge du quartier Pettah, j’aurai eu un voyage tout en couleur. Seule fausse note de Colombo : mon tour dans la nature sri-lankaise m’a fait découvrir qu’il y a des moustiques plus gros et plus casse-pieds que ceux des Maristes. Si ce n’est de la sérendipité…
NDLR. Notre chroniqueuse est à une importante étape de sa carrière professionnelle. Le Quotidien l’accompagne de tous ses vœux et lui souhaite plein succès dans ses efforts.

lesvoyagesdeyan@lequotidien.sn

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