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Exposition – Anouchka Desseilles, artiste-peintre française : «Je trouve que la politique de la France est détestable par rapport aux migrants»

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«Deux petites vagues pour se noyer», c’est le nom de l’exposition qu’accueille la galerie Vema jusqu’au 4 mars prochain. Anouchka Desseilles, artiste-peintre française qui fait des séjours fréquents au Sénégal, expose des portraits de femmes et des toiles qui parlent de Yène et de la plage de Toubab Dialaw, mais qui sont tous dans un cadre d’une humanité qui est en lien avec le Sénégal.

Par Ousmane SOW – Les cimaises de la galerie Vema, située entre la gare de Dakar et l’embarcadère de Gorée, sont habillées avec des œuvres de l’artiste-plasticienne, Anouchka Desseilles. Très habitée par l’Afrique, particulièrement Dakar où elle séjourne régulièrement, les œuvres de Anouchka Desseilles, connues pour leur esthétique et leur capacité à susciter l’émotion, sont à découvrir à la galerie Vema jusqu’au 4 mars prochain. Deux petites vagues pour se noyer, c’est le titre de cette exposition qui présente une dizaine de toiles qui parlent de Yène, de la plage de Toubab Dialaw, et qui présentent aussi des portraits de femmes. «Ce sont des toiles qui s’inspirent des éléments du feu, de l’air, de la terre et de l’eau et qui sont en lien avec ces personnes qui sont en rapport très fort avec la nature. Il y a aussi les rencontres humaines avec les femmes que j’ai pu rencontrer dans les Maisons d’arrêt et puis les pêcheurs à Yène», explique Anouchka Desseilles, qui précise que tout ceci rentre dans un cadre d’une humanité qui est en lien avec le Sénégal. Ce n’est pas étonnant, l’artiste-plasticienne a des attaches particulières avec l’Afrique et le Sénégal, depuis qu’elle a décidé en 2005 de quitter Boulogne-sur-mer pour la Casamance. Ainsi, dans un style dynamique, avec une certaine lourdeur, l’artiste représente des amis dans leur quotidien et s’interroge sur la migration, créant des illustrations qui ne manquent pas de surprendre le visiteur/spectateur qui promène son regard sur les cimaises de la galerie.
Deux petites vagues pour se noyer, une expo qui a un lien aussi avec la migration. «Je trouve que la politique de la France est détestable par rapport aux migrants, parce que, moi-même, je suis petite fille de réfugié. Et je sais ce qu’est le fait de partir d’un pays quand ça se passe mal», a-t-elle fait savoir lors de ce vernissage mardi dernier. Cependant, il faut noter que cette exposition est le fruit d’une collaboration entre la galerie Vema, haut lieu de la culture dakaroise, et la galerie Frédéric Roulette de Paris. «Cette visite, par une exposition, est une collaboration d’échanges entre espace Vema Dakar et Paris», a soutenu Bineta Cissé, initiatrice de la première Galerie privée des arts visuels au Sénégal.

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