La requête relative au renforcement de capacités des élus, qui a été formulée à la dernière Assemblée générale de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Pour satisfaire cette doléance, la Chambre consulaire a lancé hier une série de formations dédiées à ses élus et membres des commissions techniques. Cela, afin de permettre à ces représentants du secteur privé de mieux comprendre leurs missions et obligations face aux mutations économiques en cours. En effet, explique le président de la Cciad, «d’importantes ressources financières vont être générées par l’exploitation prochaine du gaz et du pétrole. A cet effet, il me paraît opportun de renforcer notre compétitivité avec l’accompagnement de l’Etat».
Aussi, souligne M. Sow, «le Sénégal a voté une loi sur le contenu local dans le secteur des hydrocarbures pour prendre en charge notamment l’implication des capitaux nationaux dans l’exploitation de la chaîne de valeur de ces ressources.
La question de l’impact des hydrocarbures dans le développement et celles qui se posent dans d’autres secteurs d’activités, notamment celui du transport, doivent nous amener à réfléchir sur le positionnement de nos entreprises.
Les élus consulaires que nous sommes, avons la responsabilité d’accompagner les pouvoirs publics sur l’option à faire de ces opportunités des leviers de développement du secteur privé national».
Face à ces enjeux, indique-t-il, «les séances de renforcement de capacités organisées à l’intention des élus constituent une opportunité pour revisiter les missions dévolues aux institutions consulaires, mais également un moment d’échanges pour construire les plaidoyers efficaces pour mieux prendre en charge les préoccupations de nos entreprises».
Le Secrétaire général de la Cciad a ainsi rappelé les missions de la Chambre consulaire consistant, entre autres, à assister, encadrer les entreprises, former les opérateurs économiques. Pour ce qui concerne les élus consulaires, Mbaye Chimère Ndiaye renseigne qu’ils portent la voix de toutes les entreprises et doivent être force de proposition à travers les commissions ou individuellement…
Et comme obligations, le Sg indique à ce premier groupe d’élus qu’ils sont tenus de partager partout les valeurs de la Chambre consulaire, avoir le sens de l’intérêt général, c’est-à-dire qu’il est formellement interdit à un élu de mettre en avant son intérêt personnel. Les textes lui interdisent également d’occuper un poste de salarié, de demander des avantages particuliers à la chambre…
Suivant cette séance avec beaucoup d’intérêt, ces d’élus et chefs d’entreprise ont salué ce renforcement de capacités.
Dans les semaines à venir, après la formation du deuxième groupe sur les missions et obligations, une session de sensibilisation sur le contenu local sera organisée, en collaboration avec les autorités, pour une meilleure compréhension des opportunités, a promis Abdoulaye Sow.
Par Dialigué FAYE – dialigue@lequotidien.sn












