C’est ce mercredi 22 mars 2023 que seront définitivement fixés sur leur sort les cinq responsables de la coordination départementale du parti Pastef-Les-Patriotes de Tivaouane, arrêtés dans la soirée du mercredi 15 mars, présentés, le vendredi 17 mars 2023, au procureur de la République du Tribunal de Grande instance de Thiès, après 48 heures de garde à vue au commissariat urbain de Tivaouane, avant de faire l’objet d’un retour de Parquet, pour, ensuite, passer le week-end au Commissariat du 1er Arrondissement de Thiès.
Ce lundi 20 mars, au sortir de leur face-à-face avec le juge, ils seront finalement inculpés, placés sous de dépôt, pour être jugés en flagrant délit dans 48 heures, demain.
Mme Bâ Bineta Samb, professeur de français au lycée de Pambal, responsable départementale des femmes, qui a laissé un bébé à la maison, Moustapha Lô, chargé de la communication du parti Pastef/Département, Idrissou Djédiou et Habib Sy, deux responsables du parti Pastef à Mboro, et Alioune Badara Mboup, coordonnateur communal du parti Pastef à Tivaouane sont poursuivis pour «troubles à l’ordre public, appel à l’insurrection et incitation à la rébellion». Ils sont accusés d’avoir prolongé la marche du mercredi 15 mars 2023, qui devait se terminer à 17 heures, jusqu’à une heure tardive de la nuit, occasionnant des échauffourées avec des pneus brûlés sur différents endroits de la sainte cité. Ils avaient décidé de ne jamais quitter la rue tant que les Forces de l’ordre n’auront pas libéré le domicile de Ousmane Sonko.
Ce lundi, devant le Tribunal de Grande instance de Thiès, il y avait une forte mobilisation de soutien de patriotes venus des départements de Thiès et de Tivaouane. Et Amadou Bodian, responsable à la commune de Notto Gouye-Diama, de soutenir : «Nous sommes venus soutenir nos frères et sœurs de parti qui sont injustement arrêtés.» Il a aussi fait comprendre que «la situation est si alarmante que la condition qui s’impose à nous, c’est de faire face et résister, ce d’autant que sur la liste des détenus figure une femme qui a un bébé, arrêtée depuis vendredi dernier. Pour vous dire à quel point nous sommes face à un régime cynique.»
Par Cheikh CAMARA – Correspondant












