Les 13 membres de la Coordination départementale du parti Pastef/Les Patriotes de Tivaouane sont retournés en prison hier mercredi. Ils vont devoir patienter quelques jours encore avant d’être fixés définitivement sur leur sort. L’un de leurs avocats explique le motif du renvoi de ce procès par le fait que «l’affaire soit passée entre les mains d’un autre juge». Ainsi, les cinq premiers, qui sont des responsables politiques du parti Pastef, seront jugés en flagrant délit le mercredi 29 mars prochain. Il s’agit de Mme Bâ Bineta Samb, professeure de français au lycée de Pambal, responsable départementale des femmes, qui a laissé un bébé à la maison, Moustapha Lô, chargé de la communication du parti Pastef/Département, Idrissou Diédhiou et Habib Sy, deux responsables du parti Pastef à Mboro, et Alioune Badara Mboup, coordonnateur communal du parti à Tivaouane. Le deuxième groupe de 8 autres prévenus dont deux mineurs, passera devant le juge le 5 avril prochain.
Ces membres du parti Pastef ont été arrêtés dans la soirée du mercredi 15 au jeudi 16 mars, présentés, le vendredi 17 mars 2023, au procureur de la République du Tribunal de Grande instance de Thiès, après 48 heures de garde à vue au Commissariat urbain de Tivaouane, avant de faire l’objet d’un retour de Parquet. Lundi 20 mars, ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt, pour être jugés en flagrant délit. Ils sont poursuivis pour «troubles à l’ordre public, appel à l’insurrection et incitation à la rébellion». Ils sont accusés d’avoir prolongé la marche du mercredi 15 mars 2023, qui devait se terminer à 17 heures, jusqu’à une heure tardive de la nuit, occasionnant des échauffourées et des pneus brûlés sur différents endroits de la cité. Ils avaient décidé de ne jamais quitter la rue tant que les Forces de l’ordre n’auront pas libéré le domicile de Ousmane Sonko.
Par Cheikh CAMARA – Correspondant












