Pour tenir une place ou un étal au sein du campus social de l’Ucad durant le mois de Ramadan, il faut entreprendre une série de procédures allant de la soumission d’une demande au Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) à la délivrance d’un badge d’autorisation. Selon Diaw Sondel, agent de sécurité au Coud, la présence de ces dames et hommes vendeurs est contrôlée et les accès au campus social sont filtrés. Ce sont des gens qui se sont installés là-bas (selon leurs emplacements respectifs) après un aval des autorités du Coud. «Vous savez, le mois de Ramadan est une période assez spéciale. C’est pourquoi on a permis à ces hommes et femmes ayant soumis des demandes de vendre de la nourriture aux étudiants désirant de se procurer un «ndogou»», explique M. Diaw. Mais avant de tenir une place, «le désireux doit déposer au préalable une demande d’autorisation. Après réception de celle-ci, nous lui demandons de passer une visite médicale pour certifier de son état de santé. «Après la validation de la demande, le concerné paie 5000 francs de taxe pour tout le mois de Ramadan», nous apprend une vendeuse. Dès lors, un badge est remis au bénéficiaire pour faciliter son accès dans le campus social.
Toujours selon l’agent de sécurité, après l’installation des concernés, «une commission de contrôle est constituée quotidiennement. Elle est composée de toutes les entités départementales du Coud, avec en premier plan le service de la restauration, afin de vérifier et évaluer la nourriture vendue». Toutes les personnes qui tiennent des cantines ou gargotes au sein du campus social sont identifiées et reconnues, assure M. Diaw.
Le service de sécurité du Coud indique également que des demandes sont déposées et en cours d’évaluation.
Alpha Sylla












