Le film de la réalisatrice sénégalaise Ramata Toulaye Sy, «Banel et Adama», sera en compétition à la 76e édition du Festival de Cannes. Après Mati Diop, qui avait remporté le Grand prix du Festival de Cannes en 2019 avec «Atlantique», Ramata Toulaye Sy est la 2e femme à représenter le Sénégal à ce niveau de la compétition.
Par Mame Woury THIOUBOU – Parmi les 19 films à prétendre à la Palme d’or de la 76ème édition du Festival de Cannes prévue du 16 au 27 mai prochain, figure un film sénégalais. Banel et Adama, premier long métrage de Ramata Toulaye Sy, sera sur la croisette. L’annonce de la sélection officielle a eu lieu ce jeudi par Thierry Frémaux, Délégué général du Festival de Cannes. A Dakar, la nouvelle est accueillie avec joie par l’équipe du film qui a été tourné à Donaye, dans le département de Podor. «Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’apprendre une excellente nouvelle. Banel et Adama, un film de Ramata Toulaye Sy que je produis, est sélectionné en compétition officielle à Cannes», réagit le producteur Souleymane Kébé, en marge d’une conférence de presse consacrée au lancement le 3 mai prochain, de la 14e édition du Festival international du film documentaire de Saint-Louis. Après Mati Diop, qui avait remporté le Grand Prix du festival en 2019 avec Atlantique, c’est au tour de la jeune réalisatrice d’aller à l’assaut des marches de Cannes. «C’est une histoire d’amour qui se passe au Fouta, une histoire d’amour compliquée et qui se confronte à la tradition peule et aux voix de la société», indique le producteur sénégalais. Dans ce premier long métrage de la réalisatrice d’Astel, «l’idée, c’est de montrer que dans un village au Fouta, les gens tombent amoureux», ajoute Souleymane Kébé. «Même si le film est tourné totalement en peul, il a trouvé une résonance en Europe.»
Pour cette année, la sélection du plus grand festival européen de cinéma propose des grands noms du 7e art mondial comme Wang Bing pour Jeunesse, Ken Laoch avec The Old Oak. On retrouve également dans la sélection Fallen Leaves de Aki Kaurismaki, Monster de Kore-Eda Hirokazu, Il sol dell’avvenire de Nanni Moretti, Perfect Days de Wim Wenders, Les filles d’Olfa de Kaouther Ben Hania et le retour du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, qui présente Kuru otlar ustune (Les herbes sèches). En ouverture du festival, c’est le film de Maïwenn, Jeanne du Barry, qui est programmé. Le continent africain est aussi représenté dans la sélection Un certain regard, avec le premier long métrage du réalisateur Baloji, Augure.
Cette année, le double Etalon d’or du Yennenga, le malien Souleymane Cissé, recevra le 17 mai, le Carosse d’or décerné par la Société des réalisatrices et réalisateurs de films (Srf) pour l’ensemble de sa carrière.
mamewoury@lequotidien.sn












