La quatrième édition du Festival «Les Téranga» a démarré jeudi dernier au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Rose. Elle connaîtra son clap de fin ce samedi 29 avril. Les «Teranga Movies Awards», qui se sont transformés en un festival international, veulent ainsi figurer parmi les rencontres majeures du continent et s’inscrire dans la réflexion et la formation en lançant l’Académie des «Téranga», qui sera spécialement dédiée aux femmes.
Par Ousmane SOW – Le Festival de cinéma «Les Téranga», né d’une initiative de l’association Cinéma 221, a démarré ce jeudi à Dakar autour de la sélection d’une vingtaine de films venus d’une dizaine de pays. «Les Téranga», qui récompensaient les talents du continent et de la diaspora, se sont transformés en un festival international qui affirme sa régularité et veut figurer ainsi parmi les rencontres majeures du continent. Le festival entend également mieux s’inscrire dans la réflexion et la formation en lançant l’Académie des «Téranga», qui sera spécialement dédiée aux femmes pour le rayonnement de la cinématographie. «Nous lancerons à partir de demain (vendredi), l’Académie des «Téranga». Une académie qui sera spécialement dédiée aux femmes dans les métiers du cinéma parce que, pour nous, l’un des maillons essentiels, c’est la formation», a déclaré Fatou Jupiter Touré, actrice et présidente de l’association Cinéma 221. Initiatrice de ce Festival «Les Téranga», elle précise que le cinéma est l’un des outils les plus puissants de persuasion et de transmission. «On peut faire rêver, changer la dynamique des choses, influencer durablement des générations grâce au cinéma», a-t-elle souligné. D’après elle, ce festival international, qui a commencé en étant une cérémonie de récompense, «Les Teranga Movies Awards», s’est transformé aujourd’hui en un festival de cinéma dénommé «Les Téranga», car elle estime qu’il était temps que le Sénégal puisse accueillir chaque année un événement festif d’envergure qui permette de rassembler plusieurs pays d’Afrique, de développer des projets de partenariat, mais aussi de faire briller le Sénégal sur la scène internationale. Après l’ouverture au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Rose, le festival s’est poursuivu avec des ateliers, des panels, mais aussi des projections dans les salles de cinéma, dans les quartiers populaires et dans les régions, la création d’un marché panafricain du film, des rencontres B to B, des castings ciblés, une sélection panafricaine, des masterclass et ateliers inédits avec les stars et professionnels, et un concours de court métrage est aussi à l’affiche. Pour cette quatrième édition, le Festival de cinéma «Les Téranga» a pour thème : «Le streaming.»
Le jury, informe Fatou Jupiter Touré, est composé d’hommes et de femmes au parcours inspirant tels que Fabacary Coly, producteur, réalisateur et cadreur sénégalais, Pauline Sylviane Gboulou Mbpondo, actrice, scénariste, réalisatrice, productrice et Déléguée générale du Festival de Bangui (Centrafrique), et Mansour Sora Wade, cinéaste sénégalais. Dans son intervention, Mamadou Sellou Diallo, président d’honneur de l’association Cinéma 221, a relevé que ce festival ne se limite pas simplement à des projections de films. «C’est aussi de forts moments de réflexion autour du 7ème art, de la télévision et des moments d’échanges, de partage d’expériences, mais aussi des moments pour dérouler des axes de coopération ensemble», a soutenu M. Diallo, qui ajoute que le Festival de cinéma «Les Téranga» est ouvert sur l’Afrique et le reste du monde.











