Accueil Culture La troupe japonaise «Baobab» à Toubab Dialaw, ce samedi 

La troupe japonaise «Baobab» à Toubab Dialaw, ce samedi 

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En 15 ans d’existence, Baobab, la troupe de danse japonaise, a foulé le sol africain pour la première fois. Wataru Kitano et les danseuses Fukuyo Mezawa, Moéko Uematsu, Saori Yoneda ont déposé leurs valises à Toubab Dialaw. Ces Nippons participent au Dialaw Festival. 11ème du genre, ce festival est dédié aux rythmes, aux formes du monde. D’ailleurs, la troupe va faire l’étalage de ses compétences ce samedi à Toubab Dialaw. Quelques privilégiés, que l’ambassadeur nippon qualifie affectueusement «d’amis du Japon», ont eu la chance de voir ces artistes à l’œuvre mercredi soir. Le cadre qui rit, tel est le nom du spectacle qui a duré une bonne heure. Pour faire montre de sa technique et de sa dextérité, le leader de Baobab a demandé au public de participer en lui dictant les pas de danse. Il suffit à Wataru Kitano d’entendre dans le public, pieds, oreilles, colonne vertébrale, tête ou cheveux pour utiliser cette partie de son corps en dansant. Sa spécialité, c’est la danse urbaine. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir du talent pour la danse classique. Cette première partie du spectacle est assez explicative de la philosophie de la troupe, qui se veut un lieu de rencontre de la diversité, le tout dans l’unité.

Enchaînant différents tableaux, les danseurs ont montré leur talent dans des mouvements corporels tantôt versés dans la danse hip-hop, le classique et parfois des gestes puisés d’un style cherchant «l’antithèse et le contraste». «Nous avons plusieurs types de danse, mais le contemporain est en plein boom. Je fais du hip hop généralement, mais aussi de la danse classique. Le contemporain est très libre. Les danseurs ont des backgrounds. Les qualités et l’originalité des membres sont magnifiées dans ce spectacle. C’est toute la philosophie de la troupe Baobab, qui est un lieu d’union pour échanger sur plusieurs sujets en Afrique. C’est le genre de philosophie que nous voulons véhiculer. Les danseurs viennent d’horizons divers. Le nom a été décidé il y a 15 ans», a expliqué Wataru Kitano, professeur de danse dans une université japonaise. Il a fait plusieurs festivals dans le monde. Il est surtout connu au Japon dans le secteur de la publicité.
Par Malick GAYE – mgaye@lequotidien.sn

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