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Commercialisation de l’oignon : des producteurs dénoncent la rétention opérée par certains commerçants

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Les producteurs d’oignons de Potou dénoncent  la rétention de l’oignon opérée par certains gros producteurs et  commerçants.  Selon Souleymane Ba, secrétaire général de la Société de Coopératives Agricoles de Niayem Potou  (SOCOPAN), cette situation a entrainé  la flambée des prix de l’oignon local sur le  marché   en cette veille de fête de Tabaski. 

Les producteurs d’oignons de Potou s’insurgent contre la rétention de l’oignon opérée par certains gros producteurs et  commerçants. Une  situation qui a conduit à la flambée des prix de l’oignon local sur le  marché  en cette veille de fête de Tabaski.  « Le constat relève du fait qu’il n’y a pas cette année  beaucoup de productions d’oignons et les commerçants ont tout acheté coïncidant  avec la première campagne où toute la production est passée entre leurs mains  et ils sont présentement en train de spéculer sur le marché à des prix hors de portée à  quelques jours de la Tabaski », explique Souleymane Ba, secrétaire Général de la Société de Coopératives Agricoles de Niayem Potou  (SOCOPAN) et président de l’Association des Unions des Groupements de Producteurs  de l’Arrondissement de Sakal (UGPAS)  (Potou). Selon lui, cette situation ne profite pas aux petits producteurs. « En effet, le besoin en oignons actuellement est de 30.000 tonnes alors que la production locale est de 50.000 tonnes. Ce qui déduit qu’il y a effectivement une rétention  de stocks qui ne se justifie  pas et qui a entrainé l’ouverture tôt du marché d’importation de l’oignon avec les prévisions annoncées par l’Etat de 10.000 tonnes», soutient-il.  Il signale que les producteurs sont très vulnérables aujourd’hui car  la deuxième campagne qui démarre  d’ici la fin du mois de Juin pour l’oignon rouge risque d’être hypothéquée. Face à cette situation les producteurs estiment qu’il fallait alerter les acteurs mais aussi les consommateurs, l’Etat  et les différents  partenaires pour  dénoncer les prix pratiqués par les banas-banas et gros commerçants  sur le marché  et qui sont différents de ceux pratiqués par les producteurs. Ainsi, ils invitent  l’Etat à  réduire la distance entre les producteurs et les consommateurs de manière à les rapprocher pour la satisfaction  des  besoins des consommateurs.

NDEYE AMINATA CISSE

 

 

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