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A l’hôpital Dabakh de Tivaouane, le laboratoire biomédical est au-dessus du lot

(APS) – Le laboratoire biomédical de l’hôpital Abdoul Aziz Sy Dabakh de Tivaouane (ouest) réalise au moins le tiers des recettes annuelles de cet établissement sanitaire, des ressources lui permettant d’accompagner ses services déficitaires et de faire face à certaines charges, a-t-on appris du chef de cette unité.

Cette unité biomédicale « fournit le tiers, sinon le quart des recettes annuelles » de l’hôpital Abdoul Aziz Dabakh de  Tivaouane, a déclaré le pharmacien commandant Mouhamadou Abdoulaye Sakho, citant des données du contrôle de gestion.

Les recettes ainsi réalisées permettent à l’administration de « subvenir à certaines charges, (d’) accompagner les services déficitaires comme la réanimation ou bien d’autres services » de cet hôpital, a dit le commandant Sakho, ancien interne des hôpitaux.

Les résultats ainsi engrangés par cette unité biomédicale sont « le reflet de l’activité du laboratoire »,  »une conséquence logique » de son mode de fonctionnement qui s’inspire de la démarche qualité, rendue « obligatoire pour tout laboratoire biomédical », a-t-il ajouté.

Selon le pharmacien commandant, l’unité biomédicale qu’il dirige s’évertue à mettre en œuvre la démarche qualité, sur instruction du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

« A chaque fois que le nombre de patients augmente, vous devez mieux vous organiser », a-t-il relevé, notant que l’automatisation du réseau du laboratoire aide à « limiter les erreurs » liées à la confusion.

La collecte d’un maximum de renseignements – le nom, l’âge, l’adresse -, en plus de données épidémiologiques et cliniques minimise certaines erreurs.

En tant qu’ »unité d’aide au diagnostic », cette unité « aide le médecin dans la prise de décision thérapeutique », en allant au-delà des signes cliniques, qui « ne suffisent pas pour étayer un diagnostic », a expliqué l’expert en résistance aux antimicrobiens (RAM).

Vu la similarité des signes cliniques de certaines pathologies, le médecin peut, par exemple, recourir à l’imagerie « pour poser un diagnostic différentiel afin d’avoir la vraie étiologie de la maladie concernée et de faire un traitement adéquat effectif ». « C’est le rôle central d’un laboratoire de biologie médicale », relève-t-il.

Le laboratoire biomédical de l’hôpital Dabakh permet aux patients de la zone de gagner du temps, leur épargnant le trajet vers Dakar ou Thiès, explique Mouhamadou Abdoulaye Sakho, selon qui la structure a dû adapter son fonctionnement après analyse de « la demande réelle ».

En plus de l’épidémie de Covid-19, l’unité biomédicale prend en charge les maladies chroniques non transmissibles comme le diabète, l’hypertension, les cancers, qui demandent un suivi à vie, avec des contrôles répétés à des fréquences régulières.

« Par exemple, un diabétique doit faire son bilan tous les 3 mois pour voir s’il est équilibré ou pas, et tous ces bilans n’étaient pas disponibles à Tivaouane à part la glycémie à jeun », relève le responsable.

Les personnes atteintes d’hypertension, d’insuffisance rénale figurent aussi parmi les patients de ce laboratoire.

Avec l’augmentation observée des cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, la structure offre en outre des examens spécialisés pour lesquels les malades devaient aller à Thiès ou Dakar.

Le laboratoire de biologie médicale de Tivaouane s’est  équipé au fur et à mesure, pour « répondre à cette grande demande », a-t-il relevé.

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