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Balla gaye 2 après sa victoire contre gris bordeaux : «Je revenais d’une défaite et il fallait lutter avec prudence»

Vainqueur du duel qui l’a opposé ce dimanche 7 août à Gris Bordeaux de Fass, Balla Gaye 2 refait le combat. Dans un entretien accordé au site de Gaston Production le Lion de Guédiawaye revient sur cette victoire et sur les moyens techniques et la stratégie qu’il a utilisés pour s’imposer.

  Balla Gaye a écarté toute pression pour expliquer la stratégie de combat adoptée face à Gris Bordeaux. Dans un entretien accordé au lendemain de son succès, le  Lion de Guédiawaye par  la prudence guidée par sa dernière défaite contre Bombardier.

 «Je revenais d’une défaite et il fallait lutter avec prudence pour ne pas subir la même chose. Ce qui était un accident. Je n’avais jamais vu un combat de Gris Bordeaux dans lequel on avait pris sa jambe. C’est un lutteur qui n’offre pas sa jambe.  C’est pourquoi j’ai décidé cette fois d’aller cueillir la jambe de Gris. J’ai fléchi volontairement pour aller la chercher. Ceux qui connaissent la lutte comprendront.

J’ai pris appui sur ma jambe pour utiliser ensuite ma main. Je savais qu’elle était très puissante pour l’accrocher et le tirer. Lors de ma première tentative, mon adversaire s’en est tiré. Mais j’ai bien calculé cette deuxième prise et je l’ai réussi. C’est une action que j’ai répété plusieurs fois à l’entraînement. Je l’ai testé avec mon coéquipier Mame Laye «Sococim». Je l’ai réussi avec ce lutteur qui est plus lourd et qui a une plus grande taille que Gris Bordeaux», a-t-il expliqué.

«Gris croyait qu’il allait persister dans la bagarre»

«J’ai commencé par la bagarre mais le moment voulu, je l’ai utilisée.  Gris croyait qu’il allait persister dans la bagarre. Moi, je n’étais pas dans cette logique (…), confie-t-il.

«C’était normal de donner à son adversaire un répit de 2 minutes. C’est normal dans un combat. C’est un moyen que l’on utilise contre un adversaire pour l’impressionner. Mais, je sais que Gris Bordeaux est un grand champion, un bagarreur et un grand lutteur. J’y croyais quand je lui disais que je te donnais 2 minutes», relève-t-il avant de poursuivre : «Je ne suis le seul à recevoir un coup durant le combat. C’est vrai, j’ai pris un coup dans la première action. Mais, cela ne m’a pas ébranlé. J’ai reculé pour attendre mon adversaire. Il n’est pas venu car, il sait qu’il a en face une main et une jambe qui savent lutter. Je peux bien m’en servir. Il faut noter qu’aux abords des sacs, il a également reçu un coup qui l’a mis sur ses appuis. Je lui ai envoyé des uppercuts. Certains ne lui ont certes pas touché. On parle de lutte avec frappe et tout peut arriver (…). Je n’avais pas de pression. Nous avons créé la première école de lutte. Six ans après, cette école a produit un Roi des arènes. Mon homonyme Balla Gaye a été champion d’Afrique de boxe. Nous sommes dans un autre niveau. Quand on a l’entourage que l’on a, rien ne peut t’impressionner dans la lutte».

«Mon poids me permet bien de lutter et de tenir plus de cinq minutes»

Le lutteur de Guédiawaye a ainsi balayé les rumeurs concernant sa forme physique et estime avoir effectué une  bonne préparation.

«Il y a beaucoup de choses qui ont été dites sur notre préparation et sur notre forme physique. Mais nous connaissons le sport, nous avons un entourage composé d’anciens lutteurs. Ils ont des connaissances en la matière et peuvent vous parler de sport. Je m’entraine comme il faut en faisant des contacts, de la boxe etc. Donc, contrairement à ce que l’on croit, mon poids me permet bien de lutter et de tenir plus de cinq minutes. Maintenant, chacun a sa propre appréciation», souligne-t-il tout en réitérant une déclaration lancée à l’endroit de ses prochains adversaires.

 «Je dois payer la dette que  je dois à mes supporters»

«Quand j’ai dit qu’aucun lutteur ne doit plus me manquer de respect, ce n’est pas une menace à mes adversaires. J’ai dit ce que je croyais. Je dois payer la dette que  je dois à mes supporters. J’ai payé la moitié. Comme tout bon sportif, je continue à m’entraîner. Aujourd’hui, je suis même retourné à l’entraînement», confie-t-il, tout en se réjouissant de la belle mobilisation de ses supporters. «Quand j’ai un combat, mes supporters sont toujours mobilisés. Je crois et je respecte mes supporters. Je suis content d’eux et de leur présence à mes côtés».

Omar DIAW

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