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Diourbel – manque d’assiette foncière, faiblesse des moyens : 5 communes vers l’intercommunalité

Les maires  des communes de Diourbel, de Ngohe, de Tocky-Gare, de Pattar et de  Touré-Mbonde ont organisé hier , mercredi, un atelier  sur la mise en place d’une intercommunalité entre leurs collectivités locales. Ces édiles ont décidé de mettre en place  un comité paritaire chargé de mener les réflexions approfondies, mais également travailler sur une éventuelle convention entre leurs différents conseils municipaux.

La faiblesse des moyens des communes rurales, l’absence d’une assiette foncière ont   grandement contribué à l’organisation d’une   journée de réflexion pour la mise en œuvre d’une intercommunalité entre les communes de Diourbel, de Ngohe, de Tocky-Gare, de Pattar et de Touré-Mbonde. L’objectif est d’identifier les domaines possibles de coopération entre leurs communes, mais  aussi  choisir la forme juridique de cette coopération.

Dr Moussa Thiaw, le maire de la commune de Tocky-Gare, au nom de ses collègues,  explique : «nous nous sommes réunis aujourd’hui pour réfléchir sur la nécessité de mettre sur pied une intercommunalité qui va lier nos 5 communes. L’initiative nous est venue pour impulser le développement  durable au niveau de nos communes respectives. On s’est rendu compte que face à l’émiettement des territoires et des compétences que l’Etat du Sénégal nous a transférées et le peu de moyens dont  nous disposons,  il y a urgence de  mutualiser  nos moyens et nos idées autour d’une structure qui sera chargée de  piloter les axes de coopération  qu’on aura à  définir».

Et d’ajouter : «nous avons décidé, au cours de l’atelier, de mettre sur pied un comité paritaire chargé de mener les réflexions approfondies et de nous proposer, d’ici la fin du mois de  décembre, des axes de coopération, mais également travailler sur une éventuelle convention que nos différents conseils municipaux auront à approuver pour qu’on puisse pouvoir  passer à l’acte».

Et il poursuit : «nous avons pu partager autour du foncier parce que nous nous sommes tous rendus compte de la situation de la commune  Diourbel qui est complètement asphyxiée par nos différentes communes. Il y a lieu d’échanger sur une coopération permettant au moins à cette commune de disposer du foncier pour pouvoir mettre certains programmes de développement pour permettre à nos communes. Nous avons pu échanger sur la gestion des ordures qui est un point essentiel de l’intercommunalité, qui touche la commune de Tocky-Gare et celle de Diourbel. Il y a un projet en gestation dans le cadre de la transformation de ces ordures ménagères».

Le responsable de la planification au niveau de l’Agence régionale de développement (ARD), Ousseynou Seck, déclare  que l’intercommunalité engendre une mise en commun  de savoirs. L’entité permet de négocier des projets au niveau local, au niveau international avec la coopération décentralisée, pour permettre de capter beaucoup de fonds d’investissement qui pourraient être destinés à des projets de territoires. Il s’agit d’un  partenariat  gagnant-gagnant. Pour rappel, le Code des Collectivités  locales, en ces articles 16, 17 et 18, permet l’intercommunalité entre les communes.

Adama NDIAYE

 

 

 

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