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Disponibilité de sang au Sénégal : 60 milles poches introuvable par an

Le Sénégal abritera, pour la première fois, le Congrès de la Société africaine de transfusion sanguine. Une rencontre internationale qui va permettre de dégager des protocoles harmonisés pour un meilleur traitement du sang. Lors d’un point de presse, en perspective de ce conclave, le directeur du Centre national de transfusion sanguine du Sénégal a aussi alerté sur un gap annuel de 60 mille poches de sang qu’il faudrait résoudre pour atteindre l’autosuffisance au Sénégal.

Chaque année, le Sénégal enregistre un gap de 60 mille poches de sang pour satisfaire la demande de la population afin de sauver des vies. Une information donnée par le directeur du Centre national de transfusion sanguine du Sénégal (Cnts), le professeur Saliou Diop, hier, mardi 13 septembre, lors d’un point de presse pour annoncer la tenue du 10ème Congrès de la Société africaine de transfusion sanguine en terre sénégalaise du 19 au 22 septembre prochain.  Pour le professeur, «la demande annuelle du Sénégal en sang est estimée à 170 mille poches. Seulement, 110 milles sont collectées sur l’étendue du territoire national en 2021».

Une situation qui lui fera dire : «nous avons une population relativement jeune, plus de la moitié. Cependant, la culture de donner un peu de son sang n’est pas inscrite dans leur registre. Nous avons des demandes, les femmes dans les blocs d’accouchement en ont besoin, les accidentés de la route, les personnes vivant avec des pathologies chroniques. C’est un besoin et les jeunes doivent s’impliquer davantage sur les sensibilisations afin de régler l’autosuffisance en sang». L’insuffisance des produits sanguins est surtout ressentie, selon le Cnts, dans les régions où les banques de sang hospitalières ne sont pas suffisamment outillées pour recruter un nombre suffisant de donneurs de sang.

 

UN CONGRES QUI SE TIENT POUR LA PREMIERE FOIS EN AFRIQUE FRANCOPHONE

Le directeur du Cnts a fait part aussi du Congrès de la Société africaine de transfusion sanguine dont la 10ème édition se tiendra au Sénégal.  Un congrès qui a pour mission de défendre les normes éthiques et professionnelles les plus élevées et les compétences en matière de transfusion sanguine sur le continent africain, afin de permettre la mise en place de programmes nationaux de transfusion sanguine sûrs, universellement accessibles et durables dans les pays participants. Pour cette présente édition, le thème retenu est : «Transfusion sanguine et priorité en Afrique». 

Pour le professeur Tandakha Dièye, immunologue, pour parler de transfusion sanguine et priorité, il faut réunir trois critères dont un sang de qualité sécurisée, avoir une autosuffisance en sang mais aussi satisfaire la demande. «L’Afrique doit être en mesure de donner en plus du sang, mais de ces dérivés. Au Sénégal, sur les dérivés du sang, nous travaillons sur les plasmas, les plaquettes et les îlots», a renseigné le Pr Dièye.

Et le professeur Diop de rajouter : «les réflexions seront menées sur les meilleures stratégies globales d’amélioration de la sécurité transfusionnelle ainsi que de l’autosuffisance en produits sanguins de qualités, en vue de réduire la mortalité maternelle et infantile et une randonnée pédestre». Pour ce congrès entre l’Etablissement français du sang et les directeurs des Centres d’Afrique francophone, le professeur Diop a renseigné : «400 personnes vont y prendre part pour le compte du Sénégal». Et de rappeler : «notre pays a été choisi pour abriter cette rencontre à cause des infrastructures, de la disponibilité des personnes ressources mais aussi de l’organisation».

Denise ZAROUR MEDANG

 

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