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Drame en Indonésie : le récit glaçant de l’entraîneur de l’Arema FC

Au moins 125 personnes sont mortes après l’envahissement d’un terrain de foot par des supporters en Indonésie. L’entraîneur de l’une des équipes témoigne.

Le bilan du drame est extrêmement lourd et les témoignages qui l’accompagnent sont profondément glaçants. L’Indonésie est endeuillée ce dimanche par l’une des pires tragédies jamais survenues dans un stade : au moins 125 personnes sont mortes dans un mouvement de foule quand des milliers de supporters ont envahi un terrain de football et ont été aspergés de gaz lacrymogène par la police.

Ce dimanche, l’entraîneur chilien de l’Arema FC a raconté à la radio espagnole Cadena Ser l’horreur de qu’il a vécue. « Après le match, je suis allé dans le vestiaire et certains joueurs sont restés sur le terrain. Quand je suis revenu de la conférence de presse, j’ai découvert la tragédie dans le stade, raconte-t-il. Les joueurs passaient avec des victimes dans leurs bras. Le plus terrible, c’est quand les victimes venaient se faire soigner par le médecin de l’équipe. Une vingtaine de personnes sont venues et quatre sont mortes. Il y a eu des supporters qui sont morts dans les bras des joueurs ».

Les incidents ont commencé quand des supporters d’Arema ont envahi le terrain du stade Kanjuruhan, à Malang, après la défaite samedi de leur équipe 3-2 contre celle de la ville voisine de Persebaya Surabaya. La police, qui a qualifié cet incident d’ « émeute », a tenté de persuader les fans de regagner les gradins et a envoyé vers le public du gaz lacrymogène après la mort de deux policiers, ce qui a provoqué des bousculades et des mouvements de foules incontrôlés. De nombreuses victimes ont été piétinées.

«Je pense que la police est allée trop loin »

« Je suis dévasté moralement. Je ressens un lourd fardeau, voire une responsabilité. Les résultats ont leur importance et déterminent ce qui se passe à la fin. Si nous avions fait match nul, cela ne serait pas arrivé, a encore estimé Javier Roca. Cela prouve que le stade n’était pas préparé, ils ne s’attendaient pas à un tel chaos. C’était comme une avalanche. Rien de tel n’était jamais arrivé dans le stade et tout a pris des proportions dramatiques en raison du nombre de personnes qui voulaient fuir. »

L’entraîneur dénonce les agissements excessifs des forces de l’ordre. « Je pense que la police est allée trop loin, même si je n’étais pas sur le terrain et que je n’ai pas vécu directement ce tragique dénouement. En regardant les images, ils auraient peut-être pu utiliser d’autres méthodes. Aucun résultat d’un match, quelle que soit son importance, ne vaut que quelqu’un perde la vie ».

 

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