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L’armée du Faso annonce une « réorganisation » de ses unités combattantes

« Une réorganisation territoriale des unités est en cours, dans le but de consolider le maillage territorial » et de « créer des verrous dans certaines espaces plus ou moins libres à la circulation des groupes armés terroristes », a déclaré le général Barthélemy Simporé lors d’une conférence de presse.

« L’objectif, c’est de densifier progressivement le maillage, afin de réduire les capacités de mobilité des groupes armés terroristes et protéger les zones qui ne sont pas encore menacées », a-t-il expliqué.

L’officier n’a pas divulgué les noms des zones concernées par ce nouveau maillage, mais elles « sont bien connues des populations », selon lui.

« A terme, cette réorganisation opérationnelle » doit permettre « la reprise du contrôle de toutes les zones sous emprise terroriste, de réinstaller l’administration ainsi que les populations déplacées et d’assurer l’intégrité du territoire national », a affirmé le général Simporé.

Cette nouvelle stratégie a été décidée à l’issue d’un Conseil supérieur de la défense tenu il y a une semaine sous la présidence du putschiste et chef de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Ce conseil avait préconisé « la création de formations militaires dans certaines provinces, le repositionnement de bataillons suivant un meilleur plan de maillage territorial, la délocalisation ou la relocalisation de certaines unités afin de garantir à l’armée une efficacité dans la lutte contre le terrorisme », selon le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo.

Le Burkina Faso, où des militaires ont pris le pouvoir en janvier en promettant de faire de la lutte anti-jihadiste leur priorité, est confronté comme plusieurs pays voisins à la violence de mouvements armés jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui y ont fait depuis 2015 des milliers de morts et quelque deux millions de déplacés.

Le nord et l’est du Burkina sont les deux régions les plus touchées par les attaques jihadistes, mais les autres régions ne sont pas pour autant épargnées.

Plus de 40% du territoire du Burkina est hors du contrôle de l’Etat, selon des chiffres officiels.

La situation sécuritaire ne s’est pas améliorée depuis le putsch du lieutenant-colonel Damiba et les attaques attribuées aux groupes jihadistes se sont même multipliées ces derniers mois, visant indifféremment civils et militaires.

Entre le 4 et le 10 août, une quarantaine de personnes, dont une vingtaine de soldats, ont été tuées lors de diverses attaques attribuées aux jihadistes armés dans le nord du Burkina Faso.

AFP

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