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Lutte pour la libération immédiate et sans condition de Pape Ale Niang : le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains en renfort

L’affaire Pape Alé Niang franchit les frontières Sénégalaises. Après les défenseurs des droits de l’homme du Sénégal qui, lors d’une rencontre, lundi dernier 14 novembre, a assuré la Coordination des associations de la presse (CAP) de son soutien sans faille pour la libération du journaliste, c’est au tour des «droits-de-l’hommistes» de la sous-région d’en faire leur combat. A travers un communiqué conjoint, le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH) et la Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains (COSEDDH) demandent la libération immédiate et sans condition du journaliste Pape Alé Niang.

«Les autorités Sénégalaises doivent immédiatement remettre en liberté le journaliste d’investigation Pape Alé Niang.» C’est le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH) et la Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains (COSEDDH) qui se joignent ainsi à la lutte de la Coordination des associations de la presse (CAP) pour la libération du journaliste directeur de publication du site Dakarmatin.

«Les organisations signataires de la présente condamnent fermement l’arrestation et le placement sous mandat de dépôt de Pape Alé Niang et demandent aux autorités sénégalaises de le remettre en liberté immédiatement et sans condition. En outre, elles appellent les autorités sénégalaises à cesser d’utiliser de façon abusive la sécurité nationale et l’ordre public pour restreindre la liberté d’expression ou le droit à l’information, et à respecter le travail des journalistes, en particulier le droit de ne pas de révéler leurs sources d’information», lit-on dans un communiqué conjoint du ROADDH et la COSEDDH) daté d’hier, mercredi 16 novembre 2022.

Etayant leur argumentaire, note la source, le ROADDH et la COSEDDH «attirent l’attention des autorités sénégalaises sur cet aspect que l’on retrouve dans la définition du journalisme d’investigation donnée par l’UNESCO : «Le journalisme d’investigation implique d’exposer au public des affaires dissimulées de manière délibérée par une personne en position de pouvoir ou cachées accidentellement car elles étaient noyées dans une masse de faits et de circonstances qui en obscurcissaient la compréhension. Il nécessite d’utiliser des sources et des documents confidentiels ou publics». Les deux organisations rappellent que, le journalisme d’investigation, étant un travail essentiel pour la transparence de la conduite des affaires publiques dans un Etat démocratique, doit par conséquent être protégé».

QUAND L’ETAT VIOLE LA DECLARATION DES PRINCIPES SUR LA LIBERTE D’EXPRESSION DE L’UNION AFRICAINE

Suffisant pour que le ROADDH et la COSEDDH «dénoncent l’arrestation et le placement sous mandat de dépôt du journaliste Pape Alé Niang comme constituant une violation de la Déclaration des principes sur la liberté d’expression de l’Union Africaine qui affirme en son article 1 : “La liberté d’expression et d’information, y compris le droit de chercher, de recevoir et de communiquer des informations et idées de toute sorte, oralement, par écrit ou par impression, sous forme artistique ou sous toute autre forme de communication, y compris à travers les frontières, est un droit fondamental et inaliénable […].”»

Déjà, relève-t-on dans le document, le Réseau Ouest- Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH) et la Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains (COSEDDH) «sont préoccupés par l’arrestation et le placement sous mandat de dépôt, le vendredi 09 novembre 2022, du journaliste Pape Alé Niang, journaliste et Directeur du média en ligne Dakarmatin, poursuivi pour divulgation sans autorisation de documents militaires dans une vidéo-live sur son compte Facebook trois jours auparavant, et pour recel de documents militaires estampillés “secrets”».

Les signataires soulignent qu’en effet, «après l’audition de l’opposant politique Ousmane Sonko dans le cadre d’une procédure judiciaire pour viol, Pape Alé Niang évoquait, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’existence d’un rapport interne de la Gendarmerie Nationale qui fait état d’irrégularités constatées dans la procédure judiciaire contre l’homme politique. A l’occasion, le journaliste avait précisé que les irrégularités évoquées étaient liées à la modification du procès-verbal d’audition effectuée à la demande d’un ancien procureur de la république près le tribunal de grande instance de Dakar», rappelle-t-on dans le texte signé par Le ROADDH, dont le siège se trouve à Lomé au Togo, avec Mélanie Sonhaye Kombate comme Directrice Exécutive, et la  COSEDDH basée à Sacré-Cœur 1, Dakar, Sénégal.

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