Diaspora

Plaidoyer pour une collaboration régionale dans la lutte contre le trafic de migrants –

(APS) – Le ministre de l’Intérieur, Antoine Felix Diome, a plaidé, mardi, à Dakar, pour une collaboration régionale en vue de lutter plus efficacement contre le trafic illicite de migrants et la traite des personnes.

’’En raison de leurs impacts négatifs sur nos Etats respectifs, aussi bien sur le plan social qu’économique, il nous faut davantage aller vers une collaboration régionale dynamique, développer de nouvelles approches pour aboutir à des résultats significatifs dans la lutte contre ces fléaux, que sont le trafic illicite de migrants et la traite des personnes’’, a-t-il déclaré.

Antoine Felix Diome s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la conférence régionale des directeurs régionaux et hauts commandants des forces de sécurité intérieure et des hauts fonctionnaires de justice sur la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des personnes.

Cette réunion de trois jours est coorganisée à Dakar par le ministère de l’Intérieur et l’Office des Nation unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avec le soutien financier de l’Union européenne, dans le cadre du suivi de la Déclaration de Niamey.

Adoptée le 16 mars 2018, cette déclaration vise à améliorer la coordination et l’efficacité opérationnelle des réponses de lutte entre pays d’origine, de transit et de destination, mais aussi, à renforcer la collecte des données, la coopération judiciaire internationale et la coopération en matière d’application de la loi.

’’Depuis son acte constitutif, cette déclaration a fait du chemin. Et nous pouvons affirmer qu’elle constitue aujourd’hui, un instrument de prévention et de lutte efficace, dans le sens où elle permet la coordination et l’entente entre les parties à travers l’amélioration des stratégies et mécanismes de lutte’’, a souligné Antoine Felix Diome.

Selon lui, cette lutte commune nécessite, au-delà de cet engagement initial, ’’de nouvelles approches et la mobilisation de toutes les forces impliquées’’.

A l’en croire, l’Etat du Sénégal, conscient des enjeux liés à ce phénomène, a, depuis 2005, pris des mesures phares pour une lutte plus efficace.

Il a cité, entre autres, la modification du Code pénal avec l’adoption de lourdes sanctions contres les auteurs de ces faits incriminés, la création d’une division spéciale avec une compétence nationale, l’installation d’une cellule nationale de lutte contre la traite des personnes au ministère de la Justice et depuis 2020, la mise en place d’un comité interministériel de lutte contre l’immigration irrégulière.

Toutes ces initiatives du gouvernement, a-t-il dit, ’’ont permis l’interpellation de plusieurs candidats à l’immigration clandestine ainsi que le démantèlement de plusieurs réseaux de trafiquants’’.

Toutefois, le ministre de l’Intérieur est d’avis qu’il faut, au-delà des aspects sécuritaires, ’’développer des actions qui portent sur le social et la politique’’.

’’A ce propos, une task-force a été initiée par le chef de l’Etat’’ sur la migration circulaire, une forme de migration gérée de façon à permettre un certain degré de mobilité licite, dans les deux sens, entre deux pays, a-t-il souligné.

Pour ce faire, il nous faut réfléchir sur la meilleure méthode en s’appuyant davantage sur les réalisations, informations et données concrètes, en impliquant ’’tous les concernés’’, pour ainsi ’’donner une réponse transnationale collective et concertée’’, a pour sa part relevé le représentant-régional bureau Afrique de l’Ouest et du Centre ONUDC, Philip De Andres Amado.

Selon le contrôleur général et directeur de la police de l’air et des frontières, Mame Seydou Ndour, ’’contrairement aux années précédentes, seules deux pirogues en provenance de Dakar, ont officiellement atteint les côtes espagnoles en 2021’’.

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