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Promotion des droits de la femme : vlf-Sénégal mise sur le renforcement de capacités

Dans le cadre de son atelier de renforcement de capacités institutionnelles et programmatiques qui prend fin demain vendredi 19 août 2022 à Dakar, les partenaires et  les femmes porteuses du projet Voix et Leadership des Femmes au Sénégal (VLF-Sénégal) ont fait face à la presse hier, mercredi 17 août, pour se prononcer autour de cette activité.

Les partenaires et les femmes porteuses du projet Voix et Leadership des Femmes au Sénégal (VLF-Sénégal) ont fait face à la presse hier, mercredi 17 août, pour communiquer autour de son atelier de renforcement de capacités institutionnelles et programmatiques, qui se tient jusqu’au vendredi 19 août 2022 à Dakar. «D’une part, la rencontre prend en compte la formation sur la Gestion axée sur les Résultats (GAR), d’autre part, il y aura une journée sur le plaidoyer pour harmoniser les interventions de nos organisations partenaires (Ndlr : 25 au total) par rapport aux trois thèmes de plaidoyer sur lesquels nous travaillons actuellement», a fait savoir Woré Ndiaye Kandji, cheffe de projet de VLF-Sénégal.

Et de poursuivre, «nous aurons une troisième journée de mise à niveau, de partage d’expériences et de bonnes pratiques d’un certain nombre d’éléments propres au mécanisme des organisations partenaires». Selon Mme Kandji, «la GAR permet aux organisations partenaires d’avoir une stratégie de Suivi-Évaluation-Apprentissage (SEA) afin qu’elles puissent mieux comprendre en quoi est-ce qu’elles devraient pouvoir utiliser les mécanismes ou approches de la GAR pour mieux travailler au processus de rapportage ou même de Suivi-Evaluation de tout ce qu’elles sont en train de mettre en œuvre à travers le plan de renforcement de capacités».

Dans la même veine, elle est revenue sur les thèmes choisis pour cette édition. «Nous avons trois thèmes de plaidoyer. Le premier thème est consacré à l’article 111 relatif à l’âge légal du mariage, le deuxième porte sur l’article 196 du Code de la famille, et relatif à la recherche de paternité, enfin la troisième est axé sur l’implication des femmes dans les mécanismes d’exploitation des ressources extractives et du contenu local», a-t-elle expliqué.

CODE DE LA FAMILLE, L’AUTRE FREIN À L’ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES

Interpellée sur la question de l’Égalité hommes-femmes qui fait toujours défaut au Sénégal, plus particulièrement sur le fait qu’on prive à la femme le droit de faire disposer à son enfant des papiers administratifs, Woré Ndiaye Kandji va droit au but : «les femmes n’ont pas vraiment été impliquées dans l’élaboration du Code de la famille qui date de juin 1972», a-t-elle rappelé pour le déplorer lors d’un face à face avec les journalistes. «Nous nous alignons avec toutes ces idées qui considèrent qu’il est grand temps de repenser le Code de la famille, en impliquant toutes les parties prenantes», a soutenu la même source. «Nous avons revu et amélioré un rapport déjà existant sur la base d’un document d’une initiative pilotée par la Coopération italienne, en collaboration avec le Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants», a renseigné la cheffe de projet de VLF-Sénégal.

«Ce rapport-là, explique-t-elle, faisait ressortir les dispositions discriminatoires à l’égard des femmes et des jeunes filles». Poursuivant son argumentaire, Mme Kandji a indiqué que «ces dispositions sont malheureusement nombreuses» et donc demandent beaucoup de temps pour être modifiées. Par souci de pragmatisme, les actions de VLF-Sénégal et ses partenaires par rapport au Code de la famille, consistent, pour l’heure, de faire un plaidoyer autour des trois thèmes concernés par l’atelier, et qui sont tirés des dispositions du Code de la famille, le temps de passer à revue l’ensemble des dispositions du Code de la famille.

«Nous avons élaboré une unité de statistique sensible aux genres au sein de la direction de l’Equité et de l’Egalité du Genre pour renseigner sur l’accès des femmes aux instances de décisions, sur l’autonomisation des femmes, etc.», a fait savoir de son côté, Ramatoulaye Touré, représentante de la direction de l’Equité et de l’Egalité du Genre. «Nous sommes dans la dynamique de mettre en place un système de statistique national, avec les différentes parties prenantes, comme l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) et le Bureau de suivi opérationnel du Plan Sénégal émergent», a-t-elle renchéri. En outre, il est à souligner que le projet Voix et Leadership des Femmes (VLF) est un programme qui existe dans 33 pays à travers le monde. Il est mis en œuvre par le Centre canadien d’Etudes et de Coopération internationale (CECI) et financé par le gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires Mondiales Canada.

Pape Moussa CAMARA (Stagiaire)

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