Actualités

Radicalisation de la lutte syndicale dans le secteur de la santé : quatre jours de perturbations, à partir de ce mardi

La coalition ITCTS-And Gueusseum se radicalise et entame une grève de 96h à partir de ce mardi. Les camarades de Mballo Dia Thiam et de Sidya Ndiaye exigent de meilleures conditions sociales et de travail. En point de presse hier, lundi 7 novembre, ils ont annoncé leur radicalisation face à l(inertie de l’Etat face à leur plateforme revendicative.

Les acteurs de la santé appartenant à l’Alliance And Gueusseum et  le syndicat des travailleurs des collectivités territoriales  sont en jonction depuis plusieurs mois dans la lutte syndicale. Avec plusieurs mots d’ordre de grève, ces derniers ont décidé hier, lundi 7 novembre de corser la lutte avec  une grève sur toute l’entendue du territoire national pour 96h. Selon leur porte-parole du jour, Mballo Dia Thiam, il importe que « que l’opinion ne soit pas surprise de cette augmentation d’heures de grève générale passant de 72 heures à 96 heures et à la suite du boycott des programmes, des formations, supervisions et réunions de coordination et de staff et de la rétention de l’information sanitaire et sociale ». Ils ont en outre annoncé : « dans un futur proche, le boycott de la suspension du programme élargi de vaccination par le dépôt au niveau des médecins chefs de districts sanitaires de tous les intrants et de toute la logistique vaccinale (glacières, motos, équipements) en attendant les journées de grève sans service minimum ».

Pour les responsables syndicaux, les raisons fondamentales motivant la radicalisation de la lutte résident dans le fait  que malgré plusieurs plans d’action autour d’une plateforme minimale commune relative à l’augmentation des salaires et leur harmonisation tant dans les secteurs de la Santé et de l’Action sociale et que des Collectivités territoriales, l’Etat est resté insensible à leur cause.  « Non seulement , ces travailleurs n’ont encore perçu aucun franc, mais encore ils courent derrière des arriérés de 104 millions de primes Covid nonobstant les revendications portant parachèvement du statut du personnel des collectivités territoriales sans oublier le sort des Conseillers en Travail social et des communautaires. Cette radicalisation est aussi motivée par l’immobilisme du Ministre de la Santé et de l’Action sociale pour la résolution définitive des conflits surtout à Ourossogui, Talibou Dabo et Mbour (Polymed) ainsi que la réhabilitation de Aissatou Mactar BA, arbitrairement démise de ses fonctions d’infirmière-chef de poste de santé de Thialy dans le district sanitaire de Kanel pour le fallacieux prétexte de non-assistance à personne en danger d’un patient qu’elle n’a jamais vu et qui ne s’est pas rendu au poste de santé où elle officie », a lancé M. Thiam. Et de poursuivre : « cette radicalisation n’est rien d’autre qu’une réponse normale à la logique de pourrissement de notre combat et du mépris de nos tutelles respectives, incapables de trouver des solutions aux préoccupations urgentes et légitimes des syndicats républicains que nous sommes, ayant signé des accords réalistes qu’elles n’arrivent pas à réaliser, sans aucun argument pertinent si ce n’est une tentative improductive de diversion et de division des Travailleurs. »

Les camarades de Mballo ont aussi fait appel au Premier ministre pour décanter la situation  « A la veille des 96 heures de grève à partir de demain, la méga coalition a déjà consommé quatre fois 72 heures de grève soit 288 heures de privations presque totales de soins, de services sociaux de base, de pièces administratifs et de recettes au niveau des 1400 postes de santé sur les 1500 que compte le pays, de 93 centres de santé, de 37 hôpitaux et de 600 Collectivités territoriales. Le « pilote » peut-il laisser faire devant tant d’amertume des travailleurs qui ne réclament que l’équité et la justice pour autant de désarroi des populations qui n’ont que leurs yeux pour pleurer ? », ont dit les syndicalistes.

DENISE ZAROUR MEDANG

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page