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Traitement des eaux usées : aucun industriel n’est branché sur le réseau de l’ONAS

Les entreprises jettent toutes leurs déchets en mer parfois sans aucun traitement, parce qu’elles ne sont pas raccordées à des infrastructures de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Le chef service assainissement industriel de la structure, Ibrahima Mendez, annonce que des actions seront menées afin de mettre en place un réseau de traitement. Il était hier, mercredi 17 août, à une visite de la station d’épuration de Cambérene initiée par l’association Africa 21.

Actuellement aucune entreprise située le long de la baie de Hann n’est raccordée à une infrastructure de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Elles jettent toutes leurs déchets en mer et souvent, sans traitement initial.  Lors d’une visite initiée par Africa 21 à la station d’épuration à Cambérene, le Chef de service assainissement industriel à l’office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS),  Ibrahima Mendez est revenu sur cette problématique.

«Actuellement, aucun industriel n’est branché sur le réseau de l’ONAS. Ils déversent directement leurs déchets en mer. On a fait des prélèvements sur 17 industriels pour caractériser les eaux déversées. D’après le rapport, il y a une dizaine qui auront besoin de mettre un prétraitement», signale-t-il.

Cette pollution industrielle porte atteinte à la mer, la santé publique et à l’écosystème. C’est pour cela dit-il, dans le cadre de la dépollution de la baie de Hann, il y a «la nécessité de faire respecter les normes environnementales par ces entreprises». Il signale dans ce sens que l’ONAS a initié un recensement des entreprises installées le long de la baie de Hann.

«Nous sommes en train d’identifier les industriels qui sont tout au long de la baie de Hann et aussi de discuter avec eux sur tout ce qui est technologies pouvant permettre de respecter les traitements. «Lorsqu’on va terminer le réseau de la baie de Hann, l’ensemble des industriels qui sont dans cette zone seront obligés de respecter les normes de rejets et dans ce cas, il faudrait mettre des unités de prétraitement», annonce-t-il.

Pour rendre la baie de Hann propre et lutter contre la pollution industriel, il faudrait qu’il ait un réseau de ce qui est en train d’être posé, une station de pompage et une station d’épuration dont les travaux sont aussi entamés selon, Ibrahima Mendes. Revenant à la station d’épuration de Cambèrene, Ibrahima Mendez estime qu’une fois les travaux d’extension terminés, sa capacité atteindra 1,6 million de branchements avec une capacité journalière de 92.000 m3 jour.

Des installations sont prévues afin qu’elles puissent produire 70% de son énergie de fonctionnement avec la méthanisation c’est-à-dire la production du biogaz.

Fatou NDIAYE

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