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Khalifa Sall sur les violences policières contre le leader du parti Pastef : «Nous n’accepterons pas que Sonko soit la 3ème victime de Macky»

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L’ancien maire de Dakar semble véritablement très outré des violences perpétrées par les Forces de l’ordre sur le leader du parti Pastef. En tournée de remobilisation des troupes à Tambacounda, Khalifa Sall a martelé, très furax, que ce qui s’est passé est indigne d’un Etat de Droit. Avant de marteler qu’ils n’accepteront pas «que Sonko soit la 3ème victime du Président Macky Sall». C’est pourquoi, a-t-il clamé du haut de la tribune, qu’ils sont «totalement en phase avec» le chef du parti Pastef. Car, relève-t-il, le combat qu’il mène est aussi le leur.

Par Abdoulaye FALL – S’il faut dénombrer les populations choquées par l’attitude de la Police nationale envers Ousmane Sonko, il faudra bien y insérer Khalifa Sall. Le leader de Taxawu Senegaal s’est dit outré et très déçu. «Ce qu’a fait la police est incompréhensible, pour ne pas dire aux antipodes d’un régime démocratique. Elle (la Police nationale) pouvait prendre des mesures conservatoires dans le cadre du maintien de l’ordre. Cependant, en arriver à s’attaquer à son véhicule, c’est effarant», a-t-il pesté. Non sans préciser que «c’est un gros risque, ce qu’a fait la police».

Toutefois, tonne-t-il, «cela ne nous ébranle pas outre mesure». Avant de fulminer : «Nous n’accepterons pas que Sonko soit la 3ème victime du régime. Pour des prétextes très fallacieux, soutient l’ancien maire de Dakar. Nous disons, à haute et intelligible voix, qu’au-delà de la solidarité, au-delà même de la compassion, nous sommes en phase avec Ousmane Sonko.» «Il est venu l’heure et le moment de dire au Président Macky Sall d’arrêter. Trop c’est trop. Il ne peut pas tout le temps se choisir ses adversaires. Son attitude frise aujourd’hui «le je n’y vais pas, personne d’autre non plus». Qu’il sache qu’on ne peut pas arrêter la mer avec ses bras. Cet acharnement outre mesure ne s’explique pas. Et c’est regrettable car c’est une image qui écorne notre démocratie acquise sous de hautes luttes. En tant que Taxawu Senegaal, en tant membre de Yewwi askan wi, en tant que citoyen épris de Justice et de paix, nous disons condamner fermement les violences perpétrées sur Ousmane Sonko. Et nous lui manifestons notre totale adhésion à son combat.»

«Qu’est-ce que Sonko ne veut pas ? Qu’est-ce qu’il combat ? Qu’est-ce nous ne voulons pas pour lui ? Qu’est-ce que nous voulons de lui ?» Autant de questions soulevées par l’ancien maire de Dakar. Avant de répondre : «Nous ne voulons pas que Sonko soit la 3ème victime du Président Macky Sall.» «C’est tout le sens de notre combat. Et puis c’est tout», a-t-il tempêté. Non sans rappeler que «s’il y a une seule personne qui ne doit pas aller aux élections, c’est bien Macky Sall». C’est pourquoi, réitère-t-il, «nous sommes en phase avec Sonko, car son combat est aussi le nôtre. Ce qui s’est passé avec la police ne doit plus se reproduire», a exhorté Khalifa Sall.

Juste rappeler que l’ancien maire de Dakar est en tournée nationale dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle de 2024. A ce niveau aussi, il dit appeler tous les Socialistes, de n’importe quel bord qu’ils puissent se situer, de soutenir sa candidature, car étant le seul candidat du Parti socialiste.
afall@lequotidien.sn

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