Oxfam compte s’appuyer sur les parlementaires français et sénégalais, dans leur mission essentielle de contrôle parlementaire de l’action publique, pour plaider en faveur d’une aide au développement exclusivement au service de la lutte contre les inégalités au Sahel.
Par Dialigué FAYE – Pour faire avancer son agenda d’influence et de plaidoyer sur les questions de réduction de la pauvreté et de lutte contre les inégalités au Sahel, Oxfam compte sur le soutien des parlementaires. En ce sens, une délégation de parlementaires français séjourne au Sénégal depuis le 4 janvier, dans le cadre d’un voyage d’étude sur les enjeux de l’aide publique au développement et la lutte contre les inégalités, co-organisé par la section française d’Oxfam et la représentation sénégalaise ; et ce, jusqu’au 8 janvier 2023. Ces députés participeront ainsi pendant ces trois jours, à une série de sessions d’échanges et de réflexion avec les pouvoirs publics, les partenaires au développement, les acteurs de la Société civile et des acteurs communautaires de la ville de Dakar et de la zone agroécologique des Niayes, selon un communiqué d’Oxfam.
Laquelle relève que «par un heureux hasard de calendrier, le Sénégal et la France, qui partagent tous deux une longue tradition parlementaire, ont vu l’installation de nouvelles législatures en 2022. Au regard de l’imminence de l’échéance des Objectifs de développement durable (Odd) fixée en 2030, cette alliance avec des députés champions de la 14ème législature du Sénégal et de la XVIème législature de la Vème République française lui permettra de faire avancer son agenda d’influence et de plaidoyer sur les questions de réduction de la pauvreté et de lutte contre les inégalités au Sahel».
Malgré son potentiel humain et de développement, souligne l’organisation, «les pays du Sahel font face à une profonde crise multidimensionnelle. Les inégalités, qui se manifestent dans tous les domaines de la vie, persistent à des niveaux élevés et nourrissent de nombreux conflits et crises dans la région (politiques, humanitaires, économiques, environnementaux, climatiques, alimentaires et sécuritaires) qui se sont aggravés au cours des dernières années et dont les impacts ont été exacerbés par la pandémie du coronavirus et le choc géopolitique de la guerre ukrainienne». En outre, indique Oxfam, «les pays du Sahel font face à des manques de financement considérables». Suffisant pour qu’elle considère que «si l’aide au développement est essentielle et permet d’alimenter un flux financier salutaire dont ces derniers ont besoin, elle se doit impérativement de revêtir une nouvelle mission : s’attaquer aux problèmes des inégalités et de la pauvreté. C’est tout le sens de la stratégie d’Oxfam au Sahel, qui est le résultat d’un processus de réflexion participatif qui a permis de mettre en commun les visions, diagnostics et stratégies d’actions des six bureaux d’Oxfam dans les pays du Sahel, notamment la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, ainsi que leurs partenaires, des expert/es, la plateforme régionale d’Oxfam en Afrique de l’Ouest et les équipes d’Oxfam travaillant sur le Sahel (comme Oxfam France) dans le but de contribuer à réduire les inégalités dans cette région…».
dialigue@lequotidien.sn












