A la fin du congrès tenu à Dakar, le ministre des Transports du Sénégal s’est engagé à accélérer la mise en œuvre des résolutions prises.
Par Justin GOMIS – Les rideaux sont tombés sur le premier Congrès régional sur la sécurité routière. Au terme de ce conclave de trois jours qui a enregistré la participation de 21 pays et 150 participants, d’importantes recommandations ont été faites par les congressistes, en vue d’atteindre l’objectif ambitieux de réduire d’au moins 50% les décès et blessés graves sur les routes d’ici 2030. Pour ce faire, ils invitent les pays africains à renforcer le système de collecte et de traitement des données d’accidents de la route, à ratifier la Charte africaine de sécurité routière, afin d’accélérer le statut d’agence spécialisée de l’Arso (Observatoire africain de la sécurité routière), et en permettre le fonctionnement durable. Ils invitent aussi les pays africains qui n’auraient pas encore désigné leurs coordonnateurs nationaux dans le cadre de l’Arso, à le faire sans délai. Par rapport à leur souci d’harmonisation des données, ils demandent à la Communauté internationale d’appuyer les Africains à disposer d’un système de collecte harmonisé et intégrer les différentes sources de données, dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda de l’Arso (ministère en charge des Transports routiers, ministère de la Santé, sapeurs-pompiers, police, gendarmerie, compagnie d’assurances, état civil).
Dans la même veine, ils demandent à renforcer l’appui à l’Arso pour la collecte et le traitement des données, ainsi que le renforcement de capacités des coordonnateurs nationaux. Les congressistes recommandent, en outre, d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route bisannuelle de l’Observatoire africain de la sécurité routière. En plus, ils préconisent d’inviter les villes du continent africain à renforcer leur coopération pour mutualiser leurs ressources et partager leurs savoirs à travers des partenariats, inviter les institutions et organisations partenaires, notamment le secteur privé, à concevoir et mettre en place des solutions majeures innovantes adaptées aux défis. Le ministre des Transports, Mansour Faye, qui a présidé la cérémonie de clôture, pense que les gouvernements pourront se baser sur ces recommandations pour élaborer des politiques visant à l’amélioration de la sécurité routière. Il a promis d’accorder une attention particulière aux résultats de cette rencontre. «Je m’engage pour une large appropriation de la déclaration de la politique de haut niveau de l’Assemblée générale de l’Onu sur l’amélioration de la sécurité routière, tenue en New York en juillet 2022, la mise en œuvre concertée du Plan d’actions mondial 2021-2030 contre l’insécurité routière, le partage d’expériences en matière de mobilité durable et l’établissement d’un partenariat durable et fécond, ainsi que le renforcement des synergies d’action aux niveaux national, sous-régional et continental, et surtout la gestion rationnelle des données de mortalité routière, notamment à travers des techniques et méthodes appropriées de collecte et d’analyse de données sur les décès dus aux accidents de la route», a déclaré le ministre des Transports terrestres.
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