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Guinée-Bissau: Aristides Gomes porte plainte pour tentative d’enlèvement !

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O primeiro-ministro da Guiné-Bissau, Aristides Gomes, disse hoje que as barreiras à exportação de caju que resultaram de ações ilegais de agentes do Estado já foram eliminadas, mas reconheceu que a campanha deste ano vai ficar comprometida, Lisboa, 06 de junho de 2018. Em entrevista à agência Lusa em Lisboa, Aristides Gomes, referiu que estas barreiras “não tarifárias” foram “inventadas por agentes da polícia, da guarda nacional” e “perturbavam a atividade económica, particularmente o escoamento de produtos”. (ACOMPANHA TEXTO DO DIA 07 DE JUNHO DE 2018). INÁCIO ROSA/LUSA

Pour la première fois depuis sa tentative d’arrestation fin novembre, l’ancien-premier ministre de Guinée-Bissau Aristides Gomes, revient sur les événements pour RFI. L’ex-chef du gouvernement, qui vit actuellement dans la clandestinité, dément les accusations dont il fait l’objet et annonce qu’il a, lui aussi, porte plainte pour tentative d’enlèvement.

Limogé après l’arrivée au pouvoir du président Umaro Sissoco Embalo, Aristides Gomes avait dû quitter le pays et partir en exil, avant de revenir en Guinée-Bissau le 18 novembre pour assister notamment au congrès de son parti, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), à Bissau. Un retour au cours duquel il a échappé de peu à l’interpellation. L’ex-Premier ministre est accusé de détournements de fonds publics, malversations financières et transferts de fonds vers l’étranger alors qu’il était en poste, ce qu’il conteste.

Aristides Gomes s’attendait à ce que son retour soit surveillé. « J’avais déjà des informations faisant état de l’intention du pouvoir, et particulièrement du président, de me faire arrêter. Ce dernier avait déjà eu une conversation avec plusieurs personnes qui m’avaient averti », déclare-t-il au micro de Sébastien Németh, de RFI.

Parmi les signes avant-coureurs, un vol de la compagnie TAP Air Portugal, le 17 novembre. Aristides Gomes raconte avoir été informé que « des policiers étaient passés dans les services de la TAP pour voir si [son] nom ne figurait pas dans la liste des passagers. » Après s’être désisté du voyage dans un premier temps, l’ancien chef du gouvernement s’est ravisé : « En réfléchissant, je me suis dit : je n’ai rien fait, c’est très injuste que je sois condamné à l’ostracisme de manière définitive, donc que je reste à l’étranger sans pouvoir aller dans mon pays. À un moment donné, il faut prendre des risques dans l’espoir que les choses s’éclaircissent une bonne fois pour toutes. J’ai mis les choses dans la balance et j’ai décidé d’y aller. »

Aristide Gomes raconte l’arrestation à laquelle il a échappé et annonce porter plainte pour tentative d’enlèvement La suite est mouvementée. « J’arrive au salon du congrès, ce groupe de policiers débarquent. Tout le monde se lève. On commence à se tirailler. Mais les congressistes réussissent à me sortir de la salle. Et voilà, c’est comme ça que j’ai pu échapper. » Aristides Gomes confie ne pas regretter d’être venu au congrès de son parti : « Finalement, c’était une preuve comme quoi ce régime a un projet de persécution politique à mon égard ».

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