Les femmes de l’université Assane Seck de Ziguinchor ont célébré, dans la division, la journée qui leur est dédiée. Les différents services de l’établissement supérieur ont fêté, chacun de son côté, cette journée, rivalisant de tenue et d’animation. Cependant, les doléances ont pratiquement été les mêmes : améliorer leurs conditions de travail. En réponse à certaines de ces doléances, le nouveau directeur du Crousz, Sana Sané, s’est engagé à consolider leurs acquis et améliorer davantage leurs conditions.
Par Khady SONKO
A l’instar de leurs sœurs du monde entier, les femmes du Centre des œuvres universitaires et sociales de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Crousz) ont célébré hier la Journée internationale des femmes dans l’ambiance et la bonne humeur. Une occasion saisie par la présidente de l’Amicale des femmes du Crousz pour poser quelques doléances à leur nouveau Directeur général. Mariama Diallo a demandé l’accès des femmes aux instances de décision du Crousz. Car, dit-elle, le Crousz ne manque de femmes cadres. Aussi a-t-elle demandé une crèche pour garder les enfants du personnel mais aussi de la commune, afin de permettre à leurs mères de travailler en toute quiétude. S’y ajoute la mise en place d’une coopérative d’habitat pour elles. Même si elles ne le disent pas ouvertement, nombre d’entre elles ont peur pour leur travail avec l’arrivée du nouveau Dg. Cependant, le nouveau Directeur général du Crousz a positivement réagi aux doléances de ses collaboratrices. Sana Sané les rassure : «On laisse toutes les femmes à leur place et on va travailler à améliorer leurs conditions de travail. Aussi, on va s’efforcer pour mettre des femmes dans les instances de décision. Même si le budget du Crousz ne me le permet pas, j’irai à Dakar demander des ressources, mais je ne vais renvoyer aucune femme. Si je n’augmente pas, je ne diminuerai pas celles que j’ai trouvées ici.»
Par ailleurs, les femmes de ménage de l’Université Assane Seck de Ziguinchor ont elles aussi célébré la journée qui leur est dédiée. Au-delà de l’animation, la danse et la bouffe, les techniciennes de surface ont plaidé pour une amélioration de leurs conditions de travail. La présidente du Gie Zig propreté de l’Uasz demande une augmentation du personnel. «On est en déficit tellement important que les femmes en souffrent. Une place où il devait y avoir huit personnes, on met quatre ou cinq, c’est très difficile. On implore le Recteur de recruter. Nous lui demandons d’augmenter nos salaires et de mettre plus de sanitaires», a plaidé Maïmouna Diédhiou.
Les femmes de l’administration du personnel professoral de l’Uasz ont aussi profité de cette journée. Par contre, elles ne se plaignent pas du tout. Elles se sentent impliquées et bien intégrées dans l’université. Leurs doléances ont toujours été prises en compte par leur autorité qui les promeut en les mettant à des postes de responsabilité et dans des installations de décision, selon Marème Sylla, présidente des femmes de l’Uasz, par ailleurs secrétaire au département de géographie. «Le Recteur nous soutient. Nous sommes à l’aise ici, très respectées, nous avons notre place ici, on nous donne des responsabilités au niveau des services, dans l’administration», a fait savoir Marème Sylla à l’issue d’une conférence sur le thème : «Un monde digital inclusif, technologique pour l’égalité des sexes.»
ksonko@lequotidien.sn












